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« 50’Inside » sur TF1 : Isabelle Ithurburu souligne 20 ans d’adaptation de l’émission.

Indémodable. Pour célébrer « 50′ Inside », TF1 diffusera, ce vendredi à 21h10, l’émission spéciale « 50′ Inside : les 20 ans ». Ce sera l’occasion de revenir sur trente événements marquants qui ont jalonné l’actualité des célébrités au cours des deux dernières décennies, allant des mariages princiers aux disparitions bouleversantes, en passant par des triomphes inattendus.

À la présentation de ce prime, Nikos Aliagas, qui a animé « 50′ Inside » de 2007 à 2023, sera accompagné de celle qui lui a succédé, Isabelle Ithurburu. Dans un entretien accordé à « 20 Minutes », l’animatrice de « Stars à domicile » évoque ce programme devenu culte.

Quel regard portiez-vous sur « 50′ Inside » lors de son lancement, en 2006 ? C’était ma première année professionnelle. Je me souviens davantage des débuts que du lancement. C’est un programme que je regardais régulièrement. J’étais la cible et j’avais du temps pour regarder la télévision. J’ai le souvenir d’une émission moderne, très agréable à regarder. Aujourd’hui, je dirais « très bien produite », car je connais les termes (rires). Elle avait un côté léger, mais on apprenait beaucoup de choses sur la pop culture.

« 50′ Inside », c’est aussi un générique… Oui, c’est amusant parce que mon frère et moi adorons le rock, donc je connaissais le morceau de Led Zeppelin, utilisé pour ce générique. Certaines personnes pensent que cette musique, qui a un vrai poids, a été créée pour l’émission.

Quel est le point commun entre vous et Nikos Aliagas ? Nos parcours se ressemblent un peu. Il ne venait pas du tout du milieu du divertissement, mais de l’information. Nikos a été l’un des premiers à casser les codes. À une époque, quand on était dans le sport, comme je l’ai été sur Canal+, on ne pouvait pas faire autre chose.

Lorsque vous prenez sa succession à la tête de « 50′ Inside », réalisiez-vous un rêve ? Présenter « 50′ Inside » n’était pas du tout dans un coin de ma tête. J’étais journaliste rugby et on m’a proposé de rejoindre TF1 en vue de la Coupe du monde. Des discussions ont été lancées plus tard pour reprendre l’émission, car Nikos avait décidé de ralentir un peu. Et puis, il y avait ce portrait que je trouvais génial. Egoïstement, j’avais envie de réaliser cet exercice de l’interview longue.

Racontez-nous votre premier portrait… Je m’en souviens très bien, c’était Muriel Robin. J’étais stressée, car je passais derrière Nikos, qui est un excellent intervieweur. Je ne savais pas si j’allais y arriver. Je me disais que les gens qui adoraient cette émission, adoraient Nikos, et qu’ils allaient se dire « Mais qu’est-ce qu’elle fait là ? ». Muriel Robin m’a tout de suite mise à l’aise et m’a fait confiance.

Animer le prime de ce vendredi avec Nikos Aliagas, une évidence ? Ça a brainstormé (rires) ! Nous avions une feuille blanche pour imaginer le prime d’une émission qui est tellement complète. Il y a de l’actualité, des interviews, des coulisses, du voyage… L’idée de ces trente événements marquants est alors venue. Ce sont des moments qui ont forcément fait la une de « 50′ Inside » à un moment donné.

Ensuite, animer avec Nikos avait vraiment du sens, car ce programme est un peu son bébé. Il a dit « oui » tout de suite. Je pense que cela lui faisait vraiment plaisir de retrouver l’équipe et le studio de l’émission. Après, tout s’est fait naturellement à l’animation.

Si vous ne deviez retenir qu’un seul événement des trente de l’émission… La disparition de Johnny Hallyday. Une grande partie de l’émission est consacrée à cet événement. C’était une émotion collective. Je pense que tout le monde a été bouleversé ce jour-là.

Avec le poids des réseaux sociaux, comment arrivez-vous encore à obtenir de vraies confidences ? Je ne vais pas mentir, c’est plus compliqué qu’avant. Aujourd’hui, quand un artiste a quelque chose à dire, il le poste sur ces réseaux. Et puis, tout le monde n’aime pas se confier à une inconnue sur sa vie privée. Je le respecte. La télévision peut effrayer les artistes, qui peuvent craindre que leurs propos soient déformés ou sortis de leur contexte.

Cependant, je pense qu’il est possible d’obtenir leurs confidences en créant un pacte de confiance avec eux. J’y vais tout en douceur ou je n’y vais pas, quand je sens que ce n’est pas le moment. Maintenant, ils me connaissent et voient ma manière de faire.

Comment expliquez-vous que, vingt ans après son lancement, « 50′ Inside » reste une marque forte ? « 50′ Inside » n’est pas à tout prix dans la course au scoop, mais davantage dans la narration de phénomènes et d’histoires. En vingt ans, l’émission a su s’adapter à l’évolution de la société et des médias. Les gens viennent chercher une bulle d’air, des sourires et des paillettes. On peut rêver avec des choses qui sont quand même accessibles.