Belgique

Votation en Suisse : 55% des Suisses rejettent l’initiative anti-immigration.

Le ministre suisse de la Justice et Police, Beat Jans, a déclaré que les citoyennes et citoyens ont donné un signal de stabilité, d’ouverture et de fiabilité après avoir annoncé le résultat du vote. La proposition visant à limiter l’immigration afin d’empêcher que la population résidente permanente dépasse les 10 millions d’habitants d’ici à 2050 a été rejetée par une majorité de cantons, avec des scores les plus élevés en faveur du non enregistrés à Bâle-Ville (73,48%), Neuchâtel (67,26%) et Genève (65,42%).

« Avec leur décision d’aujourd’hui, les citoyennes et citoyens ont délivré un message de stabilité, d’ouverture et de fiabilité », a affirmé le ministre suisse de la Justice et de la Police, Beat Jans, lors d’une conférence de presse annonçant les résultats.

Selon les sondages précédant le vote, le non était légèrement en tête pour cette initiative, dont l’adoption aurait pu nuire aux relations entre la Suisse et l’Union européenne, son principal partenaire commercial, avec lequel elle maintient des relations économiques étroites malgré son statut de non-membre de l’UE.

Panneaux pour le « Oui » dans les vignes à Bavois (Vaud) et pour le « Non » à Lausanne (Vaud également). © – AFP

Proposée par l’Union démocratique du centre (UDC, droite radicale), le principal parti du pays, cette initiative visait à restreindre l’immigration, afin d’éviter que la population résidente permanente ne dépasse les 10 millions d’habitants d’ici 2050, alors que la Suisse compte actuellement 9,5 millions d’habitants. Dans ce pays où les étrangers représentent plus d’un quart de la population, la proposition a également été rejetée par une majorité de cantons, avec les meilleurs résultats en faveur du non enregistrés à Bâle-Ville (73,48 %), Neuchâtel (67,26 %) et Genève (65,42 %).

Loading…la guerre en Ukraine et les tensions géopolitiques poussent de nombreux pays à renforcer leurs armées. La gauche, à l’origine du référendum, juge cette réforme « dangereuse » et estime qu’elle pourrait à terme conduire à la disparition de cette alternative au service militaire dans le riche pays alpin. La Suisse impose un service militaire obligatoire aux hommes dans le cadre d’un système de milice, où les conscrits, encadrés par quelques milliers de militaires professionnels, suivent une formation initiale durant généralement 18 semaines puis des périodes d’entraînement régulières pendant neuf ans.

Depuis 1996, les objecteurs de conscience peuvent effectuer un service civil. Depuis la suppression en 2009 de la commission chargée de vérifier la réalité de leur « conflit de conscience », leur nombre a fortement augmenté, ce que le gouvernement juge problématique.