Trump affirme avoir « tout le temps du monde » pour l’Iran en guerre.
Le président américain a annoncé sur sa plateforme Truth Social que le cessez-le-feu entre Israël et le Liban sera prolongé de trois semaines. La trêve, en vigueur depuis le 17 avril, devait initialement s’achever dimanche et a offert un répit à la population libanaise dans un conflit ayant déjà causé plus de 2400 morts et un million de déplacés depuis début mars.
« Le cessez-le-feu entre Israël et le Liban sera prolongé de trois semaines », a écrit le président américain sur sa plateforme Truth Social à l’issue d’une nouvelle réunion entre des représentants des deux pays à Washington. En vigueur depuis le 17 avril, la trêve, qui devait initialement s’achever dimanche, a offert un certain répit à la population libanaise, dans un conflit qui a déjà fait plus de 2400 morts et un million de déplacés dans le pays depuis début mars. Donald Trump a assuré que les États-Unis « vont collaborer avec le Liban afin de l’aider à se protéger contre le Hezbollah ».
L’organisation chiite, qui a entraîné le pays dans la guerre le 2 mars en soutien à son allié iranien, a rejeté ces pourparlers et poursuit ses opérations dans le sud du Liban, où Israël entend créer une zone tampon au prix de destructions de villages et de bombardements, qui ont tué mercredi deux journalistes libanaises. Le Hezbollah a annoncé avoir tiré des roquettes sur le nord d’Israël en réponse aux « violations » du cessez-le-feu par l’armée israélienne.
Dans le même temps, près de deux mois après son déclenchement le 28 février par Israël et les États-Unis, la guerre contre l’Iran continue de peser sur les marchés de l’énergie et sur l’économie mondiale, malgré l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu le 8 avril. Le trafic est à l’arrêt dans le détroit d’Ormuz, par où transitait avant le conflit 20% du pétrole et du gaz naturel liquéfié (GNL) mondiaux, et désormais soumis à un double blocus iranien et américain. Washington maintient une pression militaire, avec l’arrivée dans la région d’un troisième porte-avions, le George HW Bush. Le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a déclaré n’attendre que le feu vert des États-Unis pour reprendre les frappes.

