« Solayman Laqdim : ‘la force publique doit protéger, pas traumatiser' »
Plusieurs organisations, dont la Ligue des droits humains et la Fapeo, ont exprimé leur indignation à la suite des manifestations à Bruxelles réunissant des jeunes et des enseignants. Il est souligné que « l’usage de la force à l’égard de mineurs doit rester strictement nécessaire, proportionné, individualisé et adapté. »
Plusieurs organisations participent au message. C’est le cas de la Ligue des droits humains, de la Fapeo (Fédération des Parents et des Associations de Parents de l’Enseignement Officiel), ainsi que de la Fédération Infor Jeunes Wallonie-Bruxelles, entre autres. Il ne s’agit pas de « nier la difficulté du travail policier », ni de refuser toute intervention des agents, souligne la lettre. Cependant, il est nécessaire de « rappeler une exigence démocratique fondamentale : la force publique doit protéger, pas traumatiser. »
La carte blanche, qui reste ouverte aux signatures, s’inscrit parmi de nombreux messages d’indignation et d’inquiétude, principalement en réaction aux manifestations qui ont eu lieu à Bruxelles jeudi et vendredi, rassemblant des jeunes et des enseignants en opposition aux réformes de l’enseignement francophone.
Au regard des témoignages récoltés et des images, il y a eu « une action policière complètement disproportionnée et donc illégale », affirme la carte blanche.
« L’usage de la force à l’égard de mineurs doit rester strictement nécessaire, proportionné, individualisé et adapté. »
Au-delà de cette observation, « une chose doit être rappelée avec force : un enfant n’est pas un adulte. » « Même dans une manifestation, même dans une situation de tension, même lorsque l’ordre public doit être garanti, l’usage de la force à l’égard de mineurs doit rester strictement nécessaire, proportionné, individualisé et adapté. » Il existe une « obligation particulière de protection » lorsque des mineurs sont présents, jugent les organisations signataires. « La police détient le monopole de la force légale. Cela lui impose de faire preuve d’exemplarité. »
Les enfants ont le droit d’avoir une opinion, de l’exprimer, d’être entendus et de se réunir pacifiquement.

