
Sidi Bou Saïd, village bleu et blanc, inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco
Ce joyau du patrimoine tunisien, réputé pour ses ruelles sinueuses, ses bougainvilliers roses et ses portes traditionnelles en bois clouté, constitue une étape incontournable pour les touristes. Déjà menacé, il a été encore davantage fragilisé cet hiver par des pluies exceptionnelles. « Une journée historique pour le patrimoine tunisien !« , s’est réjoui l’Institut national du patrimoine (INP) en Tunisie suite à l’annonce de la décision prise lors d’une réunion du Comité du patrimoine mondial à Busan, en Corée du Sud.
Le ministère tunisien des Affaires culturelles a salué cette mesure qui reconnaît « la valeur universelle exceptionnelle du village de Sidi Bou Saïd en tant qu’espace d’inspiration culturelle, spirituelle et artistique, ainsi que de son modèle architectural unique« .
Le village, qui offre une vue spectaculaire sur la Méditerranée, s’est développé au XVIIIe siècle autour du mausolée et de la zaouia (centre religieux musulman) du saint soufi Sidi Bou Saïd.
Il abrite notamment un cimetière, plusieurs palais, dont celui, magnifique, du baron d’Erlanger, devenu musée national de la musique, ainsi que la villa du styliste défunt Azzedine Alaïa. Cependant, il fait face à des défis croissants liés à l’afflux touristique, à la pression foncière et à la dégradation des bâtiments historiques. Des défenseurs du patrimoine alertent régulièrement sur la nécessité de réaliser des travaux de restauration.
Cet hiver, des pluies d’une intensité sans précédent depuis près de 70 ans ont causé des dégâts. Des roches se sont détachées de la colline et de la boue a dévalé dans les ruelles, endommageant des maisons et détruisant des murs.
