
Service minimum en prison : la CGSP dénonce la ministre pour « trahison »
Les syndicats ont signé un accord avec Mathilde Steenbergen pour définir les besoins en effectifs minimaux les jours de grève. La CGSP rappelle que les syndicats ont donné leur accord en début d’année pour un plan visant à rendre le travail en prison plus attrayant et plus sûr, mais que ce plan n’est pas encore en œuvre et doit l’être d’ici 2029.
Les syndicats ont récemment signé un accord avec la directrice générale des prisons, Mathilde Steenbergen, afin de préciser les besoins en matière d’effectifs minimaux durant les jours de grève, comme l’indique Gregory Wallez, secrétaire fédéral CGSP Ministères et de l’interrégionale wallonne du syndicat.
« Cette démarche de la ministre porte atteinte à l’engagement des syndicats envers l’administration pénitentiaire et remet en question l’autorité de Mathilde Steenbergen », a-t-il exprimé.
La CGSP souligne que les syndicats avaient validé, en début d’année, un plan visant à rendre le travail en milieu pénitentiaire plus attrayant et plus sûr. Toutefois, ce plan n’est pas encore mis en œuvre et doit être appliqué d’ici 2029. Les conditions de travail demeurent très difficiles pour le personnel pénitentiaire, qui est parfois victime de violences de la part des détenus « enfermés comme des bêtes en cage », et subit également des pressions dans sa vie privée « de la part de barons de la drogue incarcérés ».
« Au lieu d’accélérer la mise en œuvre du plan social, la ministre Verlinden choisit la solution de facilité, ce qui, pour elle, est une option », a ajouté Gregory Wallez.
« Comme elle semble manifestement incapable d’améliorer la situation dans un délai raisonnable et qu’il est inévitable qu’un conflit social avec le personnel pénitentiaire se produise, la ministre Verlinden prend la décision, en cas de grève, de mobiliser le personnel via les gouverneurs de province », a-t-il déploré.
Cette mesure, selon la CGSP, ne fera qu’aggraver la situation dans les prisons.
