Belgique

Rentrée du MR : Georges-Louis Bouchez affirme que « refuser l’impôt » est « une nécessité »

Le Mouvement Réformateur (MR) a choisi un cadre symbolique pour sa rentrée politique, en se rassemblant au pied de la Butte du Lion de Waterloo devant environ 1800 personnes. Au cœur de son intervention, le président Georges-Louis Bouchez a mis l’accent sur le prochain conclave budgétaire, affirmant que son parti ne souhaite ni nouvelles taxes, ni augmentation de la TVA. Cette position avait déjà été clairement énoncée lors de son passage dans l’émission « Jeudi en Prime » le 3 septembre.

Face à un défi budgétaire de 10 milliards d’euros à relever par le gouvernement fédéral, Bouchez insiste sur la nécessité de réduire les dépenses publiques plutôt que d’alourdir la fiscalité. Pour lui, cette approche est fondamentale pour l’avenir du pays et pour les générations futures.

« Refuser l’impôt, ce n’est pas un positionnement politique. C’est une nécessité pour notre pays. C’est une nécessité pour nos enfants », a-t-il déclaré, inscrivant cette ligne directrice dans les engagements du MR, qui prônent la valorisation du travail, la relance économique et la reconnaissance des entrepreneurs.

Dans un discours qui n’a pas manqué de piques à l’encontre de la gauche, Bouchez a décrit la dépense publique comme « la drogue de la gauche », arguant que celle-ci recourt systématiquement à des augmentations de dépenses face aux problèmes, sans chercher à les résoudre de manière durable. Il a ainsi proposé de faire de la réduction des dépenses un axe central pour assainir les finances publiques tout en favorisant la croissance économique.

Les thèmes de la croissance, de la sécurité et de la confiance ont été mis en avant lors de cette rentrée. Bouchez a appelé à redonner aux citoyens l’envie d’avancer et à « oser la rupture et le changement ».

Quant à la question cruciale de la manière d’atteindre l’objectif de 10 milliards d’euros sans augmenter les impôts, le président du MR a révélé que son parti préparait un « plan pour la croissance », qui sera présenté au gouvernement dans les jours à venir. Bien qu’il n’ait pas précisé les détails de ce plan, il a assuré qu’il contribuerait à relever le défi budgétaire.

Bouchez a également reconnu que toutes les économies envisagées ne produiraient pas des résultats immédiats sur le déficit, mais a souligné l’importance de maintenir le cap pour rassurer les marchés financiers. « Nos économies vont prendre un peu plus de temps qu’un impôt, mais ce n’est fondamentalement pas grave », a-t-il affirmé.

Ainsi, à l’approche du prochain conclave budgétaire, le MR se présente avec une ligne claire : pas de nouvelles taxes, pas d’augmentation de la TVA, et une recherche d’économies du côté des dépenses publiques. Reste à savoir si cette position pourra être harmonisée avec celles des autres membres de la coalition gouvernementale.