Renforcement du dispositif policier à Saint-Gilles après l’explosion d’une école
Le bourgmestre Jean Spinette a déclaré que « Bruxelles n’a pas besoin de militaires, mais d’enquêteurs et de patrouilles pour sécuriser les nuits des habitants ». Une explosion a eu lieu rue Théodore Verhaegen, près du OKLM Chicha Lounge Bar, causant des dégâts importants, dont quinze vitres brisées à l’Institut des Filles de Marie, le samedi 18 avril 2026.
« Bruxelles n’a pas besoin de militaires, mais d’enquêteurs et de patrouilles pour sécuriser les nuits des habitants », a insisté le bourgmestre. Il a condamné une scène « hallucinante », étant affecté qu’une école ait encore été touchée par des actes visant un établissement dans le cadre d’une « guerre de territoire entre organisations criminelles ».
Jean Spinette avait précédemment lancé un appel à l’aide en octobre, par le biais d’une lettre ouverte exigeant des renforts policiers immédiats après des tirs près d’une école communale. « Ces derniers jours, coups de feu et explosions s’enchaînent, c’est une véritable gangrène pour la commune », a-t-il déclaré.
Selon le maire, Saint-Gilles est aux prises avec « du grand banditisme », sur fond de rivalité entre organisations criminelles pour le contrôle de territoires et de points de deal. Les forces de police ont été appelées vers 00h20 pour une explosion rue Théodore Verhaegen, au niveau du bar à chicha OKLM, près de la Barrière de Saint-Gilles.
L’explosion a affecté le bar ciblé ainsi que plusieurs maisons avoisinantes, sans faire de blessés. La façade du bar est fortement endommagée et de nombreuses vitres ont été brisées en face, à l’Institut des Filles de Marie.
Cet incident survient après une autre explosion, survenue dans la nuit de mercredi à jeudi rue de Bosnie, qui a endommagé une dizaine de véhicules, ainsi que suite à des tirs signalés dans la nuit de jeudi à vendredi rue Gisbert Combaz, sans faire de victime. Une enquête est actuellement en cours sur ces trois affaires.
Dispositif policier renforcé.

