Belgique

Rapatriement en avion militaire d’un Ukrainien décédé en Belgique, premier décès parmi 55 blessés traités

La Belgique a rapatrié en avion militaire la dépouille d’un soldat ukrainien de 39 ans mort à Anvers après avoir été soigné pour de graves brûlures. Cet épisode est présenté comme le premier décès d’un patient ukrainien évacué vers la Belgique dans le cadre du dispositif médical mis en place depuis le début de la guerre.

Un rapatriement sous honneurs militaires

Le départ du corps a eu lieu samedi matin à bord d’un Airbus A400M de la Défense belge. La cérémonie s’est déroulée en présence du ministre belge de la Défense, Theo Franken, et de l’ambassadeur d’Ukraine en Belgique, ce qui souligne la dimension officielle de l’événement. Le militaire avait été touché par un drone russe avant d’être pris en charge à l’hôpital d’Anvers, où il est décédé malgré les soins reçus.

La source ne précise pas la date exacte de l’attaque ni la durée de son hospitalisation. Elle indique toutefois que le patient faisait partie des blessés ukrainiens transférés en Belgique pour des traitements spécialisés, en particulier pour des brûlures.

La Belgique dans le réseau des évacuations médicales

Selon l’Organisation mondiale de la santé, environ 6 400 Ukrainiens bénéficiaient en mars de soins vitaux à l’étranger grâce aux évacuations médicales. Le programme ukrainien MEDEVAC vise les patients dont les besoins concernent notamment la traumatologie, l’oncologie ou les brûlures, lorsque ces soins ne peuvent pas être assurés rapidement en Ukraine à cause de la guerre.

Le ministère ukrainien de la Santé coordonne les demandes, puis 33 pays partenaires répartissent les patients selon leurs capacités. La Belgique fait partie de ce réseau et a accueilli jusqu’à présent 55 blessés ukrainiens, civils ou militaires. Dix d’entre eux ont été évacués vers le pays depuis le début de 2026, d’après Marcel Van der Auwera, du SPF Santé publique.

Une prise en charge appelée à évoluer

Les autorités belges expliquent que leur rôle se concentre désormais sur les cas pour lesquels elles disposent d’une expertise particulière, surtout les grands brûlés. Marcel Van der Auwera souligne aussi que la Belgique ne dispose pas de moyens suffisants pour assurer seule les transports aériens médicalisés, ce qui oblige souvent à recourir à d’autres pays, comme la Roumanie ou la Norvège.

À plus long terme, l’objectif affiché est de développer des capacités de traitement en Ukraine même. La Belgique, avec Enabel et les centres spécialisés du pays, participe à la formation de spécialistes ukrainiens afin de préparer l’ouverture d’un centre pour grands brûlés. Une première délégation ukrainienne est déjà venue se former en Belgique, mais aucune date n’est encore annoncée pour la mise en service de cette structure.

Ce qu’il faut retenir

  • Un soldat ukrainien de 39 ans est mort à Anvers après avoir été soigné pour des brûlures, puis rapatrié en Ukraine à bord d’un A400M belge.
  • La Belgique a accueilli jusqu’ici 55 blessés ukrainiens dans le cadre du programme MEDEVAC, dont 10 depuis le début de 2026.
  • Les autorités belges veulent former des spécialistes ukrainiens pour permettre, à terme, la prise en charge des grands brûlés en Ukraine.

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