« Pas le couteau le plus aiguisé du tiroir : témoignages au procès Falzone »
Plusieurs femmes se sont présentées à la barre de la cour d’assises ce jeudi matin pour témoigner de leurs expériences avec Paolo Falzone. Une jeune femme raconte que Paolo Falzone lui a dit « de ne plus venir le voir en prison ».
Plusieurs femmes se sont présentées à la cour d’assises ce jeudi matin. Elles sont brunes, blondes, et portent de beaux cheveux longs. Jennifer et Ella (prénoms d’emprunt) sont les jeunes femmes avec lesquelles Paolo Falzone a entamé une relation alors qu’il était en prison. Les témoignages révèlent l’empressement de l’accusé à « redorer son image » en entrant rapidement en couple et, potentiellement, en souhaitant fonder une famille. Paolo Falzone a l’habitude d’offrir une bague au bout de quelques semaines de relation, un point déjà soulevé lors des débats, ayant poussé certaines femmes à s’éloigner.
L’une d’elles raconte que Paolo Falzone lui a dit de « ne plus venir le voir en prison ». Interrogée par l’avocate de la partie civile, elle explique que Paolo avait « d’autres possibilités, d’autres femmes, à qui il préférait donner sa préférence », impliquant qu’il cherchait à se forger une image idéale.
Une autre femme, qui fréquentait l’accusé à l’époque, témoigne avoir assisté à un contrôle de police où il a été surpris en infraction sur le ring de Mons. Elle évoque le mal-être qu’il ressentait, compensé par une construction d’image. « Paolo s’est créé un monde dans lequel il n’avait pas d’amis. Ce n’est pas quelqu’un qui était aimé de tous. À cause du paraître, il était considéré comme un fils à papa et les gens le méprisaient. Or, c’est un fils d’ouvrier, c’est une façade qu’il se donne. Parce qu’en fait, il est gentil. »
Sur interrogation de l’avocat de Paolo Falzone, qui cherche à la pousser à répéter que Paolo est « gentil » mais « pas très futé », la jeune femme confirme : « Ben oui ! C’est pas le couteau le plus aiguisé du tiroir, quoi », suscitant un murmure amusé dans l’audience.
Une autre femme se souvient d’un comportement troublant de sa part. Pendant un trajet en voiture, elle décrit comment il conduisait à grande vitesse, se balançant d’avant en arrière et gémissant, rendant la situation terrifiante. « J’ai vu le compteur dépasser les 200. Je lui disais : ‘Arrête ! Arrête !’. Mais il était complètement déconnecté, il ne répondait pas. »
Elle relate qu’à leur arrivée chez lui, il l’a poussée sur le lit, malgré ses refus. Il lui a dit : « De toute façon, tu sais que tu vas finir avec moi et que ça finira comme ça, donc ne fais pas ta coincée. » Elle a refusé plusieurs fois, ce qu’il a très mal pris, lui envoyant des messages menaçants tels que : « Sale pute, je vais venir à ton travail, je vais t’arracher les cheveux. Je vais pisser sur ta voiture. Je vais te mettre la tête dans la friteuse. Je vais te retrouver. » Elle conclut en disant qu’elle a dû le bloquer sur les réseaux sociaux et n’a plus jamais eu de nouvelles de lui.
D’autres témoins se succèdent, dont une dame ayant également eu une relation avec Paolo Falzone. Elle parle de sa conduite imprudente et de la peur qui l’accompagnait, suivie de menace de harcèlement après la rupture. Plusieurs témoignages citent des messages agressifs comme : « je vais te crever, je vais foutre le feu chez toi, sale pute ». D’autres décrivent des comportements violents, tels que des téléphones jetés au sol, des coups de poing dans le mur et des objets lancés.
Une femme décrit un homme peu exigeant dans ses relations : « il prenait tout : les jeunes, les vieilles, les moches, les barakis, il a clairement un problème de ce côté-là. »
La cour d’assises s’apprête maintenant à entendre l’actuelle compagne de Paolo Falzone, avec qui il a eu un enfant.

