« Parlons solutions – Ma mobilité, mon choix : quelles solutions ? »
Mpact asbl, anciennement Taxistop, a été créée il y a 50 ans et se spécialise dans la mobilité durable à travers deux entités en Flandre et en Wallonie. Environ 30% des trajets pratiqués avec Cambio sont liés à un usage professionnel, selon Quentin Letesson, directeur opérationnel chez Cambio Bruxelles.
Mpact asbl (anciennement Taxistop) : cette association, fondée il y a 50 ans, se consacre à la mobilité durable sur tout le territoire belge, à travers deux entités distinctes : l’une en Flandre et l’autre en Wallonie et à Bruxelles-Capitale.
– Covoiturage : il s’agit d’une plateforme de sensibilisation au covoiturage, destinée aux particuliers, aux entreprises et aux organisations. Actuellement, près de 13 000 utilisateurs y sont inscrits, soit une augmentation de 145 % par rapport à 2024. Selon Levy Ducé, covoiturer au moins deux fois par semaine permet d’économiser 1 000 € par an.
– Cozywheels : cette plateforme d’autopartage permet aux voisins, amis ou collègues de partager leur véhicule (voitures, vélos cargos, utilitaires) en répartissant les coûts réels entre les membres du groupe via des outils en ligne pour les réservations, la facturation automatique et les assurances.
– Mobitwin : ce service de transport solidaire met en relation des personnes à mobilité réduite avec des chauffeurs bénévoles. Il est actuellement disponible uniquement en Flandre et à Bruxelles.
Des services similaires sont offerts par Cambio. L’année dernière, 82 000 personnes ont loué l’une des 3 097 voitures partagées (qu’elles soient électriques ou non) de l’entreprise, parcourant 72 millions de kilomètres. Les utilisateurs empruntent ces véhicules pour des trajets courts ou longs (comme des vacances). Toutefois, il ne faudra pas dépasser 11 000 € par an pour que le système reste attrayant. « Environ 30 % des trajets sont liés à un usage professionnel : visites de chantiers, rendez-vous clients, déplacements pour motifs de santé, etc. Pour les familles, l’un des grands atouts est la disponibilité permanente d’un véhicule adapté à chaque type de déplacement : petite citadine pour les courses, break pour une charge plus importante, voire camionnette ou véhicule 7 places pour les déplacements sportifs des enfants », précise Quentin Letesson, directeur opérationnel chez Cambio Bruxelles.
Des véhicules électriques plus légers
Le terme « véhicules » ne se limite pas seulement aux voitures. Michael Hoorevoets est cofondateur de Shifti, une entreprise de vélos à assistance électrique couverts. Le concept consiste à vendre ou à partager des « vélis » (véhicules électriques légers intermédiaires) à travers le pays. Ces engins à quatre roues peuvent transporter jusqu’à trois personnes, répondant aux besoins de ceux qui sont trop chargés pour prendre un vélo, mais qui ne veulent pas emprunter une voiture pour de petits trajets. « Le Shifti vise à répondre à tous les besoins du quotidien. Il est ainsi équipé d’une banquette arrière avec ceintures. En dessous des sièges se trouve un grand coffre pour transporter des courses ou des sacs en toute sécurité. L’autonomie du Shifti 25 est de 100 km, avec une assistance électrique jusqu’à 25 km/h, permettant de couvrir la majorité des besoins du quotidien, le trajet moyen étant de 16 km et plus de la moitié de nos déplacements étant inférieurs à 8 km », peut-on lire sur le site.
Mobicoop propose une initiative similaire, mais exclusivement pour les entreprises, dans le cadre du transport de matériel. Ces solutions ne nécessitent pas de permis de conduire.
L’ASBL Veloctobus, dirigée par David de Myttenaere, offre une alternative à la mobilité scolaire traditionnelle. Le principe est de proposer aux écoles primaires d’effectuer des trajets courts (moins de 5 km) en vélobus. Ce véhicule est conçu pour transporter un chauffeur et huit élèves, sous réserve qu’ils pédalent tous ensemble. « Trois écoles (au moins) de Wezembeek-Oppem utiliseront nos services dès la rentrée de 2026 », indique le fondateur.
De l’accompagnement
Vous voulez investir dans un véhicule électrique plus traditionnel mais vous hésitez à franchir le pas ? Espace-mobilités propose des programmes destinés aux entreprises et aux particuliers pour initier un changement dans les comportements de mobilité.
« Tout l’enjeu est de surmonter toutes les barrières psychologiques, sociologiques et financières. Nous organisons des programmes avec des citoyens. Une voiture coûte en moyenne 600 euros par mois. Nous allouons un budget de 500 euros et mettons à disposition un vélo. Nous accompagnons également à travers du coaching », précise Xavier Tackoen, expert en espace mobilité chez Espaces Mobilité.

