
Natalie Harp, l’assistante de Donald Trump, soudainement sous les projecteurs.
L’influence discrète mais marquante de Natalie Harp, assistante de Donald Trump, suscite un intérêt croissant au sein des cercles politiques. Âgée de 35 ans, cette femme à la chevelure blond platine et à l’œil souligné d’eyeliner est omniprésente dans le quotidien du président, tant lors d’événements solennels que pendant ses moments de détente, comme sur un parcours de golf. Elle occupe officiellement les fonctions d’« assistante spéciale » et d’« assistante exécutive » à la Maison Blanche, pour un salaire annuel de 150 000 dollars.
Maggie Haberman, journaliste au New York Times, décrit Harp comme une figure réconfortante pour le président de 80 ans, la qualifiant de « doudou ». Sa présence est si constante qu’il est rare de voir des images de Trump sans elle. Récemment, elle a été l’une des rares personnes à l’accompagner lors d’un changement d’avion en Turquie, une opération de sécurité peu ordinaire qui a attiré l’attention des médias.
Les critiques ne manquent pas, notamment de la part de Jon Ossoff, sénateur démocrate de Géorgie, qui a insinué que Trump préférait passer du temps avec Harp plutôt que de s’acquitter de ses responsabilités. Cette déclaration a provoqué une vague de réactions indignées parmi les partisans du président, tandis que la Maison Blanche défendait Harp, la présentant comme l’une des assistantes les plus dévouées de l’équipe.
Surnommée « l’imprimante humaine » par les journalistes, Harp joue un rôle clé en fournissant à Trump des documents imprimés, car il préfère le papier aux formats numériques. Elle est également impliquée dans la gestion de son compte sur Truth Social, où elle publie des informations et des contenus variés, allant des annonces politiques aux commentaires provocateurs.
L’histoire de Harp avec Trump remonte à 2019, lorsqu’elle a témoigné à la télévision de l’aide qu’il lui avait apportée durant sa lutte contre un cancer des os. Son intervention lors d’une convention religieuse a marqué le début d’une relation étroite avec le président, qu’elle a décrit comme son « bon Samaritain ».
Cependant, son parcours n’est pas exempt de controverses. Ancienne présentatrice sur la chaîne d’extrême droite OAN, elle a soutenu les allégations de fraude électorale liées à la présidentielle de 2020. Les rumeurs sur son dévouement extrême et son influence au sein de la Maison Blanche se multiplient, avec des anecdotes révélant son engagement, comme le fait qu’elle se soit cachée dans le coffre d’une voiture pour accompagner Trump à un tribunal.
Des lettres qu’elle aurait adressées à Trump, exprimant des sentiments intenses, ont suscité des inquiétudes parmi ses proches. Alors que certains défendent son rôle en la qualifiant de loyale, d’autres, notamment dans l’opposition, soulignent l’importance de questionner l’influence d’une assistante sur les affaires publiques, tout en rappelant les attaques sexistes que Trump a lancées contre ses adversaires.
