Belgique

Narcotrafic à Bruxelles : les bourgmestres de la zone Midi fâchés par la réquisition de policiers pour les prisons

Une grève de cinq jours a été lancée dimanche dans les établissements pénitentiaires belges, visant à mettre en lumière des problématiques majeures telles que la surpopulation, le manque de personnel et les conditions d’infrastructure et de sécurité dégradées. En réponse à cette situation, des agents pénitentiaires ont été réquisitionnés dès lundi par les autorités provinciales, tandis que la police a également été sollicitée pour renforcer la sécurité.

Fabrice Cumps, responsable de la zone de police Bruxelles-Midi, a exprimé ses préoccupations concernant cette mobilisation. Il a souligné que les forces de police sont souvent détournées de leurs missions principales pour gérer des situations variées, comme les manifestations ou la sécurité dans les prisons. Le bourgmestre de Forest, Jean Spinette, a également fait part de ses inquiétudes, en notant que la grève, qui devrait durer cinq jours, nécessiterait un minimum de huit policiers pour les nuits et seize durant la journée.

Cumps a également rappelé que la police avait été récemment mobilisée pour lutter contre le narcotrafic dans des quartiers comme Saint-Gilles, Anderlecht et Forest. Il a fait remarquer que, malgré une période d’accalmie d’une semaine, les policiers se retrouvaient à nouveau réquisitionnés. Il a plaidé pour que d’autres zones de police soient sollicitées afin de permettre à la zone Bruxelles-Midi de se concentrer sur ses missions locales, notamment la lutte contre le trafic de drogue. Il a averti que ces réquisitions pourraient réduire les effectifs disponibles pour les interventions sur le terrain.