Météo instable jusqu’à jeudi : l’agriculture wallonne craint des dégâts.
La grêle et les importantes quantités d’eau ont particulièrement marqué le paysage agricole wallon ce dernier week-end de mai. Dans une parcelle de 1,5 hectare à Boignée, Lucie Darms a noté qu’elle a été complètement décimée, alors qu’elle venait d’être semée.
La grêle et les grandes quantités d’eau ont fortement marqué le paysage agricole en Wallonie durant le dernier week-end de mai. Dans l’émission « Quel Temps pour la Planète », Lucie Darms, conseillère Air-Climat, Énergie et Déchets à la Fédération Wallonne de l’Agriculture, a mis en avant le caractère très inégal de ces précipitations : « On peut avoir 20 l/m² de pluie à un endroit et 60 à 70 l/m², à 7 kilomètres de là ».
Les cultures les plus affectées comprennent le maïs, les betteraves qui ont été « littéralement hachées par la grêle », ainsi que les épinards et d’autres légumes-feuilles. Les escourgeons ont également souffert de ces intempéries. Concernant les froments, l’évaluation des dégâts devra attendre la semaine prochaine, lorsque les plants commenceront à blanchir.
Face à ces images de désolation, la question de la perte totale des récoltes se pose. Lucie Darms cite l’exemple d’une parcelle de 1,5 hectare à Boignée qui a été complètement décimée, alors qu’elle venait d’être semée. L’impact varie également selon le stade de développement des cultures au moment des intempéries. « Les pommes de terre qui étaient sous butte ont été protégées. Mais si la parcelle reste sous eau longtemps, les graines ou les plants de pommes de terre vont vraiment pourrir », souligne Lucie Darms. Elle ajoute également qu’en ce qui concerne les céréales, il faudra surveiller les maladies fongiques qui pourraient se développer.
Avec la période d’instabilité météorologique que traverse actuellement la Belgique, le secteur agricole se tient en alerte. Bien que les prochaines averses semblent moins violentes que celles du week-end dernier, elles nourrissent les inquiétudes d’un secteur déjà pressé. « Certains agriculteurs ont témoigné que c’était du jamais vu dans leur carrière », rapporte la conseillère de la Fédération Wallonne de l’Agriculture. Cette récurrence croissante des événements météorologiques extrêmes vient s’ajouter aux difficultés économiques déjà rencontrées par le secteur.
Malgré ce tableau sombre, un élément d’espoir se distingue : certains agriculteurs ont constaté moins de coulées boueuses, même avec un volume d’eau égal ou supérieur. Cela rappelle l’importance de « l’attention portée à la structure du sol, en le couvrant un maximum », conclut Lucie Darms.
Retrouvez l’interview de Lucie Darms, conseillère Air-Climat, Énergie et Déchets à la Fédération Wallonne de l’Agriculture, ci-dessus ou dans l’émission « Quel Temps pour la Planète » de ce mardi 2 juin 2026 sur RTBF Auvio.

