L’UE n’interdira pas les thérapies de conversion, incitation pour les États membres.
Les thérapies de conversion, qui assimilent l’homosexualité à une maladie, ne prétendent pas pouvoir modifier l’orientation sexuelle ou l’identité de genre d’une personne. Ces pratiques sont complètement interdites dans huit pays de l’Union européenne : la France, la Belgique, Chypre, l’Allemagne, Malte, le Portugal, l’Espagne et la Grèce.
Les thérapies de conversion, qui considèrent l’homosexualité comme une maladie, prétendent faussement pouvoir changer l’orientation sexuelle ou l’identité de genre d’un individu. Elles peuvent se manifester par des stages, des séances d’exorcisme ou des électrochocs.
Ces pratiques n' »ont pas leur place dans notre Union« , a déclaré Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, devant un drapeau LGBT +. « C’est une pratique honteuse, c’est une pratique inacceptable, il ne s’agit pas de soins, c’est une violence déguisée. Personne ne devrait avoir à vivre ça« , a ajouté la commissaire européenne Hadja Lahbib, en charge de l’Égalité.
Une réponse « trop timide »
La Commission a pris cette décision car elle redoute de faire face à des obstacles juridiques et d’empiéter sur les compétences des États membres. Elle va donc renvoyer la balle. Bruxelles s’est ainsi engagée à soumettre, en 2027, un texte recommandant aux 27 pays de l’UE de bannir ces pratiques, sans toutefois les y contraindre.
Cette réponse est jugée « trop timide » par l’eurodéputée lesbienne Mélissa Camara, qui estime qu’elle va dans « le bon sens« , mais qu’elle ne prend pas en compte « les dommages et traumatismes causés par ces pratiques« .
À ce jour, les thérapies de conversion sont complètement interdites dans huit pays de l’Union européenne : la France, la Belgique, Chypre, l’Allemagne, Malte, le Portugal, l’Espagne et la Grèce.

