
L’émir du Koweït promulgue une loi retirant le vote aux naturalisés.
L’émir du Koweït, Mechaal al-Ahmad Al-Sabah, âgé de 85 ans, a récemment signé un décret modifiant la législation relative à la nationalité dans le pays, comme l’a rapporté l’agence officielle Kuna. Ce nouvel amendement stipule que les individus ayant acquis la nationalité koweïtienne par le biais de la naturalisation ne pourront pas voter, se présenter aux élections ou être nommés dans des instances parlementaires.
À partir de l’année 2024, le Koweït a lancé une vaste campagne de déchéance de nationalité, touchant des dizaines de milliers de personnes. Ces décisions s’inscrivent dans le cadre d’un programme de réformes initié par l’émir, qui a dissous le Parlement et suspendu certaines dispositions de la Constitution seulement cinq mois après son accession au trône en décembre 2023.
Les réformes semblent viser à restreindre l’accès à la citoyenneté aux personnes ayant des liens de sang avec le Koweït, redéfinissant ainsi l’identité de cette nation pétrolière comptant près de cinq millions d’habitants, dont seulement un tiers sont Koweïtiens. De plus, les nouvelles mesures ont abrogé la possibilité de naturalisation par mariage, qui était réservée aux femmes, entraînant la perte de nationalité pour toutes celles qui avaient obtenu ce statut depuis 1987.
La campagne de déchéance cible également les binationaux, ceux ayant acquis la nationalité de manière frauduleuse, ainsi que des personnalités qui avaient été naturalisées en raison de leur contribution à la société, y compris des artistes.
