La revue de presse : Theo Francken, que défend-il ?
Le vendeur affirme que « pour la livraison, ce ne sera pas avant la mi-août », en raison des problèmes dans le Détroit d’Ormuz. La Belgique va consacrer 34 milliards d’euros à la modernisation de sa Défense, ce qui représente des dépenses militaires à hauteur de 2% du produit intérieur brut.

« L’Excuse – Hormuz » (De Morgen.)
Dans un magasin, une commande de table de jardin est passée. Le vendeur consulte l’ordinateur et dit : « pour la livraison, ce ne sera pas avant la mi-août. Vous savez, avec tous ces problèmes dans le Détroit d’Ormuz« .
Un problème à Ormuz pour une table de jardin ?
Quel est le lien entre le mobilier de jardin et le détroit contrôlé par les Gardiens de la Révolution ? Comment le commerce international gère-t-il le transit de ce type de produit par le Golfe persique ?
Face à la question insistent de la journaliste, le vendeur de la table de jardin n’a pas de réponse très claire. « Tout est bloqué, madame. »
C’est cela « l’excuse Ormuz« . Certes, ce n’est pas très grave, mais l’éditorialiste déclare que c’est révélateur. Autrefois, mentionner le covid suffisait à justifier les files d’attente au service client ou le retard des rénovations de cuisine. Aujourd’hui, il semble plus acceptable d’invoquer la carte « HORMUZ » que de reconnaître une gestion des stocks défaillante.
Est-ce peu de chose au regard de l’actualité ? Bien sûr. Cependant, le changement structurel qui accompagne ces excuses pose problème. L’excuse Covid a permis de supprimer les guichets physiques. L’excuse « prix de l’énergie » justifie l’augmentation de prix qui ne redescend jamais. Qui bénéficiera de l’excuse Ormuz ?

« La transparence des milliards de la Défense » (De Tijd.)
La Belgique prévoit d’investir 34 milliards d’euros pour moderniser sa Défense. Ce montant est considérable et cet effort est nécessaire. Il s’agit d’une première : le pays retrouve des dépenses militaires à hauteur de 2 % du produit intérieur brut.
Ce matin, la presse a mentionné l’achat d’un équipement de défense contre les drones, d’une valeur de 50 millions d’euros. Cette décision a été prise après que des informations ont fait état de la présence présumée de drones dans notre espace aérien.
À ce jour, rien n’indique que la procédure d’achat n’ait pas été correctement suivie. L’inspection des finances a rendu un avis défavorable, mais celui-ci a été écarté par l’ensemble du Conseil des ministres.
Un reportage de la VRT a souligné que le ministre Francken a conclu très rapidement que les drones en question étaient utilisés dans l’intérêt de la Russie. De manière encore plus légère, le ministre aurait transmis des images aux journalistes du Laatste Nieuws. Une image censée représenter un drone ? En réalité, il s’agissait d’un hélicoptère de police.
Entre panique et sens de l’urgence, l’éditorialiste souligne la nécessité d’agir avec la plus grande transparence compte tenu des sommes en jeu.

C’est la première exigence, estime Het Laatste Nieuws. Informer correctement le Parlement via la Commission des achats est une deuxième exigence. La troisième consistera à expliquer à la population où va l’argent. Voici ce que Theo Francken devra justifier à terme.

