Belgique

La Fifa admet des « erreurs » et présente des « excuses » après une crise au Maroc

La FIFA traverse une tempête de critiques suite à son projet avorté d’ouverture à des investisseurs privés. Lors d’une réunion de crise tenue au Maroc, la direction de l’organisation a reconnu avoir commis des « erreurs » et a présenté des « excuses », tout en affirmant son « plein soutien » à Gianni Infantino, le président de la FIFA.

Cette réunion, qui s’est déroulée au siège de la FIFA pour l’Afrique, dans le complexe Mohammed VI de Salé, près de Rabat, n’était pas accessible aux médias. Dans un communiqué diffusé en soirée, la FIFA a admis que « des erreurs ont été commises après la fuite de la proposition dans les médias ». Elle a également promis que des mesures seraient prises pour éviter que de telles situations ne se reproduisent.

Le communiqué précise que « l’intention n’était pas d’exclure le Conseil de la FIFA et les associations membres du processus », tout en soulignant que, malgré les erreurs, toutes les actions entreprises étaient conformes aux règlements de la FIFA. Les dirigeants présents ont réaffirmé leur soutien à Gianni Infantino, le qualifiant de « seul responsable élu par les 211 associations membres ».

Avec l’abandon du projet, la FIFA a déclaré qu’elle « ne tolérera plus aucune atteinte » à son intégrité et à sa bonne gouvernance, promettant de protéger son nom et sa réputation. Infantino, qui a récemment été critiqué par certains de ses collaborateurs, a exprimé son soutien au Secrétaire général de la FIFA, Mattias Grafström, et à son équipe pour leur travail.

Grafström, dans une communication interne, a évoqué « une série d’événements tristes et condamnables ». Infantino, à la tête de la FIFA depuis dix ans, a été à l’origine de plusieurs projets controversés, dont celui de créer une société externe pour gérer les activités commerciales de l’organisation, ce qui a suscité de vives réactions.

Le projet, qui a été révélé par la presse mardi dernier, a été rapidement retiré face à une forte opposition, notamment de l’UEFA. Plusieurs figures de la FIFA, dont Arsène Wenger, ont pris leurs distances avec Infantino, tandis que son conseiller principal, Carlos Cordeiro, a démissionné, s’opposant fermement au projet.

Sur le plan politique, des personnalités comme le Premier ministre canadien Mark Carney et son homologue britannique Andy Burnham ont exprimé leur méfiance envers Infantino, le qualifiant de « mauvaise personne pour diriger » la FIFA. La pression est également venue de l’UEFA et de la Concacaf, qui ont demandé une révision complète de la gouvernance de la FIFA, l’UEFA ayant même évoqué un potentiel boycott des Coupes du monde.

Gianni Infantino est actuellement le seul candidat déclaré pour sa succession lors des élections prévues en mars 2027 à Rabat. Pour obtenir un nouveau mandat de quatre ans, il doit obtenir le soutien d’une majorité des 211 fédérations membres, mais plusieurs d’entre elles, dont la Finlande, le pays de Galles, la Serbie et la Suède, lui ont déjà retiré leur soutien.