La Belgique ne sera pas épargnée par la forte chaleur.
La température va augmenter significativement à partir de ce jeudi 18 juin, atteignant 31 degrés jeudi, 34 vendredi, et 37 dimanche et lundi, selon la station de référence d’Uccle. Pour qu’une vague de chaleur soit officiellement constatée en Belgique, la température maximale doit dépasser les 25 degrés pendant au moins cinq jours consécutifs, dont au moins trois à 30 degrés.
Première vague de chaleur en vue ?
31 degrés jeudi, 34 vendredi, 37 dimanche et lundi… Selon la station de référence d’Uccle, la température va augmenter significativement à partir de ce jeudi 18 juin. Cette chaleur, qui s’installe durablement, pourrait constituer la première vague de chaleur de l’année en Belgique.
Pour qu’une vague de chaleur soit officiellement reconnue en Belgique, la température maximale doit dépasser 25 degrés pendant au moins cinq jours consécutifs, avec au moins trois jours à 30 degrés. Les prévisions météo vont dans ce sens. L’IRM a en effet émis un avertissement jaune pour la chaleur, et la phase d’avertissement du plan « forte chaleur et pics d’ozone » a également été activée. Des records mensuels sont déjà évoqués. « Il n’est pas impossible d’observer la première vague de chaleur de cette année 2026, avec des températures qui pourraient atteindre, dans le centre du pays, 33, 34 ou 35 degrés. On va rester relativement prudent par rapport à ces chiffres, mais cela nous place effectivement très haut », explique Pascal Mormal.
Des vagues de chaleur en juin, cela s’est déjà produit, notamment en 1947 et en 1976. Cependant, juin n’est habituellement pas le mois le plus favorisé pour ces fortes vagues de chaleur, selon le climatologue de l’IRM.
Chaleur en Belgique : un avant-goût de l’été
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Une météo de plein été dès le mois de juin
Il se pourrait qu’en ce mois de juin, nous atteignions des températures habituelles en plein été. Les analyses des dernières semaines montrent que nous avons déjà connu plusieurs périodes de chaleur cette année, établissant un contexte favorable à une chaleur durable. De plus, une masse d’air chaud arrive du sud.
« Il faut également noter qu’en France, il y a une sécheresse de surface très marquée. Là-bas, les sols peuvent encore se réchauffer davantage, ce qui rend cette masse d’air très chaude encore plus chaude, car le rayonnement solaire chauffe directement l’air ambiant », explique Pascal Mormal. « Cela explique aussi que la moindre pulsion d’origine subtropicale, avec de l’air venant d’Afrique du Nord, permet d’atteindre des températures excessivement élevées pour un mois de juin ».
Des températures en dents de scie
Récemment, les variations de température ont parfois été remarquables en seulement quelques heures ou quelques jours. Selon Pascal Mormal, la Belgique est aujourd’hui plus souvent soumise à des flux méridiens, c’est-à-dire des mouvements d’air allant du sud vers le nord ou vice versa, alors qu’auparavant, un flux d’ouest, dit zonal, concernait davantage le pays. Ces flux méridiens peuvent apporter une fraîcheur relative ou, au contraire, des températures très élevées.
« On constate généralement que lorsqu’on est exposé à de l’air relativement frais, on a une anomalie de température légèrement en dessous de la moyenne. En revanche, avec de l’air chaud, l’anomalie est largement supérieure aux normales. C’est ce que nous allons continuer d’observer ces prochains jours », souligne le climatologue.
Chaleur en Belgique : vers des épisodes plus fréquents
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Des épisodes de chaleur de plus en plus marqués
En 1976, la vague de chaleur était exceptionnelle et presque isolée, souligne Pascal Mormal. À l’époque, de tels événements étaient rares, survenant parfois à plusieurs décennies d’écart, comme en 1947. Toutefois, depuis une dizaine d’années, la situation semble évoluer : « C’étaient des événements surviennent une fois tous les 25 à 50 ans. Ce que nous constatons depuis dix ans, c’est la répétition de ces épisodes de chaleur, avec des vagues de chaleur intenses tant en durée qu’en intensité », une tendance que le spécialiste de l’IRM lie au réchauffement climatique.
Les événements similaires à celui que la Belgique va connaître dans les jours à venir devraient devenir plus fréquents et contribuer à façonner le climat du pays dans les années futures. « L’un des grands enjeux est la capacité d’adaptation face à ce type de configuration météorologique qui semble se répéter de plus en plus souvent ».
>> Découvrez l’interview complète de Pascal Mormal, météorologue à l’IRM, ci-dessus ou dans l’émission « Quel Temps pour la Planète » ce mardi 16 juin 2026 sur RTBF Auvio.
