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JNIM revendique des attaques au Mali, selon les djihadistes.

Le JNIM déclare assumer « la responsabilité » pour les attaques ayant visé samedi « le siège du président malien Assimi Goïta, le siège du ministre malien de la Défense Sadio Camara, l’aéroport international » de Bamako, et « les sites militaires dans la ville de Kati ». Le Mali est en proie depuis plus d’une décennie aux conflits et aux violences djihadistes, avec des attaques samedi considérées comme les plus sérieuses lancées contre la junte par les djihadistes et le groupe séparatiste FLA depuis des années.


Dans un communiqué, le JNIM, qui lutte depuis plusieurs années contre les autorités militaires à Bamako, annonce une « victoire », qu’il attribue à un « travail acharné », à une coordination avec ses « partenaires », et à « la participation active de nos frères du Front de libération de l’Azawad » (FLA, rébellion touareg).

« Ensemble nous opérons une véritable transformation, au service de la religion, du pays et du peuple », déclare le groupe dans son communiqué. Le JNIM revendique « la responsabilité » des attaques qui ont visé samedi « le siège du président malien Assimi Goïta, le siège du ministre malien de la Défense Sadio Camara, l’aéroport international » de Bamako, ainsi que « les sites militaires dans la ville de Kati », bastion de la junte.

Le JNIM affirme également avoir pris la ville stratégique de Kidal (nord), « après une opération réussie menée contre l’armée malienne et les mercenaires du corps russe avec la participation de nos partenaires du FLA ».

Les djihadistes déclarent aussi avoir pris « le contrôle total de la ville de Mopti (centre) et contrôler la plupart des bastions de l’armée et des mercenaires à Sévaré (centre) et à Gao (nord) ».

Le Mali, un pays sahélien dirigé par une junte, fait face depuis plus d’une décennie à des conflits et à des violences djihadistes, mais les attaques de samedi représentent les agressions les plus graves lancées contre la junte par les djihadistes et le groupe séparatiste FLA depuis plusieurs années.