Jeunes ou plus âgés : qui ne repère pas mieux l’IA ?
Près de 7000 personnes ont rempli le questionnaire du début à la fin. La tranche d’âge la plus représentée est celle des 35-49 ans (31,4%) suivie de près par les 50-64 ans (27,5%).
Êtes-vous capables de distinguer les sons, photos et vidéos authentiques des contenus générés par l’intelligence artificielle (IA) ? C’était le défi que nous vous avions proposé il y a quelques semaines à travers un quiz interactif sur notre site RTBF Actu. Près de 7000 participants ont répondu au questionnaire dans son intégralité. Si vous ne l’avez pas encore fait, ne vous inquiétez pas, il est toujours disponible en bas de cet article (mais faites-le avant de lire les conclusions ci-dessous, sinon vous risquez d’apprendre les réponses avant l’heure).
Au début de ce quiz, nous vous avions demandé votre tranche d’âge (il était bien sûr possible de participer sans indiquer cette information). Nous avons rassemblé les résultats de chaque participant. Voici une synthèse des résultats sous forme de cinq graphiques.
La tranche d’âge la plus représentée est celle des 35-49 ans (31,4 %), suivie de près par les 50-64 ans (27,5 %). Les adolescents et les jeunes adultes sont moins nombreux à avoir participé au test. Il convient de noter que ces tranches d’âge doivent être interprétées avec prudence : c’est l’utilisateur lui-même qui devait indiquer son âge au début du quiz. Chacun avait la liberté de se rajeunir ou de se vieillir. Ces résultats n’ont donc pas de valeur scientifique au sens strict, mais ils mettent malgré tout en lumière certaines tendances.
Les résultats révèlent également que le taux de réussite est très élevé pour les images où l’utilisation de l’IA est plus évidente, comme pour le faux kit de voyage prétendument commercialisé par la SNCB ou la fausse photo de la Lune. Dans ces deux cas, des indices visuels permettaient d’identifier les falsifications.
Cependant, il est essentiel de rester vigilant face à l’information en ligne. Nos plateformes de vérification, telles que Faky, ont leurs limites. Nous incitons souvent notre public à se méfier des contenus suscitant des émotions puissantes (colère, tristesse, empathie), car ce sont des éléments qui nous rendent plus susceptibles de croire à des informations trompeuses. Des images surprenantes, comme celle montrant un Donald Trump impassible dans le bureau ovale pendant qu’une personne s’évanouit en arrière-plan ou le vol en hélicoptère de Bart De Wever, se sont néanmoins révélées authentiques.

