Hôpitaux : le renfort des étudiants en garde est-il utile ?
Chaque nuit et chaque week-end, une petite dizaine d’étudiants assurent la garde de l’hôpital universitaire bruxellois dans le cadre d’un stage normal. Même en cas d’accord, les gardes étudiantes à Erasme, Bordet et Reine Fabiola resteront interrompues pendant deux semaines.
Chaque nuit et chaque week-end, une petite dizaine d’étudiants veille sur l’hôpital universitaire bruxellois. Il ne s’agit pas des médecins diplômés en spécialisation, mais de ceux qui finalisent leurs études, pour qui la garde est un stage normal. « Ce sont des étudiants. Ça fait partie de notre mission de les former », déclare Jean-Michel Hougardy, directeur général médical du HUB. « Ils pratiquent ces activités sous une supervision active. Ils n’effectuent pas d’actes ou de prises en charge de patients sans supervision. Cela, c’est le rôle des médecins. Sans étudiants, les gardes fonctionnent également. Il ne faut pas confondre nos internes avec les internes en France, qui correspondent aux médecins post-gradués en Belgique. Nos internes, en général, assistent un médecin senior et facilitent un peu le travail du médecin de garde, mais ils sont là pour apprendre, pas pour faire autre chose. »
Les étudiants sont-ils donc superflus lors des gardes ? Ce n’est pas l’avis d’Ethan Rigaux, un représentant des étudiants grévistes : « Ce n’est pas ce que disent tous les hôpitaux ou chaque chef de service ou médecin senior qui nous encadrent. Dans mon expérience personnelle, il m’est arrivé de comprendre que, si je n’étais pas là, de nombreux actes n’auraient pas été possibles, car ils auraient nécessité une autre organisation non prévue : rappeler d’autres médecins pour remplacer un étudiant, ou parfois reporter des interventions chirurgicales urgentes jusqu’à l’arrivée des médecins le lendemain matin. »
Même en cas d’accord, des raisons organisationnelles conduisent à maintenir l’interruption des gardes étudiantes à Erasme, Bordet et Reine Fabiola pendant deux semaines.

