Guerre au Moyen-Orient : Trump précise que le cessez-le-feu ne concerne pas le Liban, « des dizaines de morts » à Beyrouth
Donald Trump a accepté de repousser de deux semaines sa menace d’attaquer l’Iran, tandis que Téhéran a reçu une proposition en dix points pour négocier. Les bombardements israéliens sur le Liban ont fait « au moins 89 morts et plus de 700 blessés », selon le ministère de la Santé du pays.
Donald Trump a accepté de reporter de deux semaines sa menace d’attaquer l’Iran. Washington a reçu de Téhéran une proposition en dix points, servant de base pour des négociations.
L’Iran a confirmé sa disposition à discuter avec les États-Unis. Le détroit d’Ormuz sera de nouveau accessible « pendant deux semaines en coordination avec l’armée iranienne », a annoncé Téhéran.
Cependant, depuis l’annonce de cette trêve, les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique d’Iran, ont déclaré maintenir le « doigt sur la gâchette » malgré la pause dans les hostilités avec les Américains. De son côté, le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a prévenu l’Iran que si le pays ne cédait pas son uranium, les États-Unis étaient prêts à le saisir.
Suite à cette annonce de trêve, le gaz européen a chuté de 20 % à l’ouverture, tandis que le pétrole a également baissé, tombant sous la barre des 100 dollars.
### Beyrouth bombardé
Israël a fait savoir qu’il soutenait l’accord de cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran, tout en précisant qu’il « n’incluait pas le Liban ». L’armée israélienne a en effet annoncé avoir frappé mercredi une centaine d’objectifs du Hezbollah au Liban, affirmant qu’il s’agissait de « la plus grande frappe coordonnée » contre le mouvement pro-iranien depuis le début de la guerre américano-israélienne contre l’Iran, le 28 février.
Ces frappes israéliennes sur le Liban ont causé « au moins 89 morts et plus de 700 blessés », a indiqué le ministère de la Santé du pays.
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Les États-Unis avaient notamment menacé de détruire « en quatre heures » les ponts et les centrales électriques iraniennes. L’Iran, de son côté, avait déclaré être prêt à tous les scénarios. Le Pakistan, médiateur clé dans le conflit au Moyen-Orient, avait appellé mardi Donald Trump à différer son ultimatum à l’Iran.
Mardi après-midi, les bombardements ont continué, ciblant notamment des ponts et des infrastructures civiles. Ces attaques contre des objectifs civils ont suscité de vives controverses. Selon l’ONU, elles constituent des crimes de guerre.
En début de soirée, le Koweït a recommandé à ses habitants de ne pas sortir entre minuit et six heures du matin. Des explosions ont été signalées depuis 21 heures à Téhéran, ainsi qu’à Doha (Qatar). L’Iran a également diffusé des images de citoyens formant des chaînes humaines sur des ponts. Des bombardiers américains ont quitté le Royaume-Uni en début de soirée.
Dans ce contexte tendu, la diplomatie des otages semble s’intensifier : une journaliste américaine détenue par le Hezbollah irakien, proche de Téhéran, a été libérée en fin d’après-midi. Par ailleurs, deux ressortissants français, retenus depuis trois ans en Iran, sont en chemin vers Paris, tandis qu’une Iranienne, condamnée en France, devrait être libérée.
La guerre au Moyen-Orient a débuté le 28 février en conséquence d’une offensive américano-israélienne lancée contre l’Iran. Téhéran réplique en lançant des missiles et des drones contre Israël et plusieurs pays de la région, affirmant cibler des intérêts américains et des bases impliquées dans le conflit.

