Belgique

Guerre au Moyen-Orient : le Hezbollah refuse l’accord avec Israël et de « se rendre »

Naïm Qassem, figure influente du Hezbollah, a exprimé une opposition ferme à l’accord-cadre récemment signé, le qualifiant d’ »illégitime, illégal et humiliant ». Dans un discours, il a déclaré : « Nous sommes opposés à l’accord-cadre et nous appelons à le faire tomber« . Cet accord, conclu le 26 juin sous l’égide des États-Unis, vise à restaurer l’autorité de l’armée libanaise dans le sud du pays, conditionnée par le désarmement du Hezbollah, débutant par des « zones pilotes » dont l’armée israélienne se retirerait.

Qassem a insisté sur le fait que cet accord porte atteinte à la souveraineté du Liban et ne permet pas de recouvrer les droits nationaux. Il a également affirmé que sa formation « refuse la commission de vérification » chargée de superviser la mise en œuvre de cet accord, ajoutant : « Nous n’acceptons ni les zones pilotes ni ce qui en découle« .

Les discussions entre le Liban et Israël ont eu lieu début août à Rome, où les deux parties ont abordé la question des pays susceptibles de participer à la commission de vérification du déploiement de l’armée libanaise dans les « zones pilotes« , ainsi que le démantèlement des armes et infrastructures du Hezbollah, comme l’a rapporté une source proche de la présidence libanaise à l’AFP. Une nouvelle session de négociations est attendue en septembre.

Bien que les violences aient diminué depuis la signature de l’accord-cadre, des frappes israéliennes sporadiques continuent d’être signalées, avec une intensification récente dans le sud du pays, où une femme a été tuée vendredi, selon les autorités locales.