
Grand format : pourquoi l’été 2026 a-t-il été exceptionnel et moins ensuite
L’été 2026 a été présenté par Sciensano et l’IRM comme un épisode climatique et sanitaire hors norme en Belgique. Selon les données citées dans l’article, la chaleur a entraîné une surmortalité importante, tandis que les sécheresses qui ont suivi ont favorisé un incendie d’ampleur inédite.
Un été record par la chaleur et la mortalité
La Belgique a connu en 2026 son été le plus chaud depuis le début des mesures en 1833, avec une température moyenne de 20,3 °C, soit plus de 2 °C au-dessus de la normale. L’article indique aussi trois vagues de chaleur sur une seule saison, pour une durée cumulée de 30 jours, avec un maximum de 40,4 °C relevé à Houyet le 27 juin.
Sur le plan sanitaire, Sciensano estime à 2 945 le nombre de décès supplémentaires liés en grande partie aux fortes chaleurs. Pour la seule période du 18 juin au 3 juillet, la première vague de chaleur aurait causé 2 035 décès de plus que prévu, soit 48,8 % au-dessus de l’attendu. Le 27 juin apparaît comme la journée la plus meurtrière, avec 641 décès selon Sciensano et 654 selon Statbel.
Des effets très inégaux selon les régions
L’article souligne que la surmortalité n’a pas touché le pays de manière uniforme. D’après Sciensano, la Wallonie a été la plus affectée sur la période du 18 juin au 3 juillet, avec +78,2 % de décès par rapport à l’attendu, contre +65,6 % à Bruxelles et +31,2 % en Flandre. Sur l’ensemble de l’épisode allant du 18 juin au 12 juillet, l’arrondissement de Liège ressort comme le plus touché, devant celui de La Louvière.
À l’échelle européenne, EuroMOMO place la Belgique parmi les pays les plus touchés durant la semaine du 22 au 28 juin, avec la France. Le réseau utilise un z-score pour mesurer l’écart entre décès observés et décès attendus, et l’article précise que cet écart était alors jugé « très élevé » dans les deux pays.
Sécheresse, incendie et tendance de fond
Après un mois de juin pluvieux, juillet et août ont été très secs. À Uccle, seulement 13 mm de pluie sont tombés entre le 1er juillet et le 15 août, contre 115,6 mm en moyenne sur la période 1991-2020. Dans les Hautes-Fagnes, l’article mentionne 19 mm, loin des 170 mm habituels. Cette sécheresse a précédé l’incendie du 13 août près de Jalhay et d’Ovifat, qui a ravagé plus de 2 655 hectares.
Le bilan annuel atteint 3 038 hectares brûlés en Belgique depuis le 1er janvier, un niveau présenté comme sans précédent, soit 13 fois la moyenne des vingt dernières années. L’article replace enfin 2026 dans une évolution de long terme : les vagues de chaleur sont devenues plus fréquentes depuis 1911, et les projections climatiques citées suggèrent que des étés comparables pourraient devenir progressivement plus courants si les émissions de gaz à effet de serre restent élevées.
Ce qu’il faut retenir
- La Belgique a connu en 2026 son été le plus chaud depuis 1833, avec 20,3 °C de moyenne et trois vagues de chaleur.
- Sciensano attribue à la chaleur 2 945 décès supplémentaires, dont 2 035 sur la seule période du 18 juin au 3 juillet.
- La sécheresse de l’été a contribué à un incendie de plus de 2 655 hectares, portant à 3 038 hectares la surface brûlée depuis le 1er janvier.
Source : consulter l’article d’origine.
Cette synthèse a été produite automatiquement à partir de la source citée.
