Belgique

Flambée des prix de l’énergie : l’Arizona débloque 80 millions d’euros.

Le gouvernement De Wever a conclu un accord peu avant minuit dans la nuit de mardi à mercredi concernant des mesures d’aides temporaires et ciblées pour faire face à la flambée des prix de l’énergie. Ces mesures incluront une augmentation de l’indemnité kilométrique de 10 centimes du kilomètre non taxé et une aide de 15 millions d’euros pour renforcer le Fonds social mazout et fonds gaz et électricité.

Le gouvernement De Wever a enfin réussi à conclure un accord après plusieurs semaines d’attente. Les ministres ont trouvé un consensus peu avant minuit, durant la nuit de mardi à mercredi, au sujet des mesures d’aide destinées à soutenir les citoyens face à l’augmentation des prix de l’énergie.

Ces mesures auront une durée limitée à trois mois et seront ciblées, ce qui signifie que tout le monde ne pourra pas en bénéficier.

Tous les partis de la coalition gouvernementale se déclarent satisfaits de cet accord.

Un geste sans se ruiner

Qui est ciblé, qui va être aidé ?

La principale mesure d’aide consiste en une incitation fiscale, offrant une exonération élargie pour les employeurs qui contribueront davantage aux frais de transport domicile-travail de leurs salariés. Les effets de cette mesure dépendront donc des secteurs et des entreprises impliquées.

L’indemnité kilométrique pour ces travailleurs augmentera de 10 centimes en moyenne par kilomètre non imposé, avec une compensation fédérale de 20%. Ce dispositif n’est pas applicable aux personnes bénéficiant d’une carte carburant.

Concernant les déplacements effectués avec un véhicule personnel pour le travail, par exemple pour les aides-soignantes à domicile, il y aura également une augmentation, sans coût additionnel pour les employeurs.

De plus, l’indemnité kilométrique forfaitaire sera augmentée, avec une révision de la formule de calcul pour coller à la réalité des prix actuels des carburants. Les montants maximums seront donc rehaussés.

Cet aspect « déplacement domicile-travail » coûtera près de 65 millions d’euros à l’Etat pour la période de trois mois.

Le deuxième axe concerne l’aide aux ménages les plus vulnérables face à leurs factures de chauffage, avec une enveloppe de 15 millions d’euros pour renforcer le Fonds social mazout ainsi que le fonds pour le gaz et l’électricité, visant à soutenir ceux qui dépendent déjà du CPAS.

L’accord prévoit également des mesures de soutien plus spécifiques pour les indépendants et les agriculteurs.

Taxation sur les surprofits des sociétés énergétiques

Le Premier ministre a reçu le soutien de ses partenaires pour plaider au niveau européen en faveur d’une taxation sur les surprofits réalisés par les grands groupes pétroliers et énergétiques durant la crise actuelle. Cette initiative a été particulièrement soutenue par les partis Vooruit, le CD&V et les Engagés.