Belgique

Disparition de Bryan et Tyméo : le bracelet électronique du père inefficace pour les retrouver.

Bryan Brigou, âgé de 29 ans, et son fils Tyméo, âgé de 5 ans, ont disparu sans laisser de traces il y a huit semaines. Leur dernière apparition remonte au 27 juin 2026, dans la région d’Onhaye, en province de Namur. La mère de Tyméo a alerté les autorités dans la nuit suivant leur disparition. Le lendemain, la voiture de Bryan, une Volkswagen Golf 6, a été retrouvée abandonnée près d’un terrain de football local.

Malgré des recherches intensives, l’enquête a stagné jusqu’à ce mardi, lorsque les policiers ont découvert un corps sans vie à proximité du complexe sportif. Une seconde dépouille a été retrouvée peu après, probablement celles de Bryan et Tyméo.

Un détail intrigant a émergé de cette affaire : Bryan portait un bracelet électronique en raison d’une condamnation à 30 mois de prison pour une bagarre, prononcée par un tribunal en 2024. Après avoir purgé un mois en détention, il avait été placé sous surveillance électronique à son domicile. Ce bracelet aurait-il pu faciliter sa localisation ?

La surveillance électronique se divise en deux catégories : celle des personnes en détention préventive et celle des condamnés. Jean-François Funck, juge au tribunal d’application des peines de Bruxelles, explique que pour les personnes en détention préventive, la surveillance électronique est une alternative qui leur permet de rester chez elles, sous certaines conditions. Ces individus doivent porter un bracelet électronique, associé à un tracker GPS, permettant de suivre leurs déplacements.

En revanche, pour les condamnés comme Bryan, le dispositif ne comprend pas de géolocalisation. Jonathan Péromet, directeur de la Direction de la surveillance électronique, précise que les condamnés sont surveillés selon des horaires de sortie définis, mais sans possibilité de suivre leurs déplacements en temps réel. Ce système a été conçu pour faciliter une transition vers la liberté, sans assignation à résidence permanente.

Bryan Brigou, étant dans cette seconde catégorie, ne devait pas être équipé d’un tracker GPS. Les condamnés doivent respecter des conditions spécifiques, notamment des horaires de sortie pour le travail, et toute violation de ces règles est signalée aux autorités. Dans le cas de Bryan, les responsables affirment que les procédures ont été respectées, et la Direction de la surveillance électronique a confirmé avoir signalé la situation au ministère public dans les délais requis.

Cette tragédie soulève de nombreuses questions sur les mécanismes de surveillance électronique et leur efficacité. Les circonstances entourant la disparition de Bryan et Tyméo continuent d’inquiéter et d’interroger les autorités et la population.