
Bpost privilégie ses distributeurs automatiques de colis aux librairies et points colis.
Les clients qui effectuent des achats en ligne et ont accès à des Bbox à proximité se verront restreints lors du choix de leur mode de livraison. En effet, lors du processus de paiement, ils ne pourront plus sélectionner un point poste ou un point colis, mais seulement un distributeur automatique ou un bureau de poste.
Cette décision de l’opérateur postal, qui ne doit pas rémunérer ses propres infrastructures contrairement aux points de retrait gérés par des commerçants indépendants, a été testée ces derniers mois dans cinq communes. Selon Bpost, cette mesure n’a pas eu d’impact négatif sur la satisfaction des clients, l’entreprise ayant déjà installé près de 3.000 automates à travers le pays.
Cependant, Bpost insiste sur l’importance des 1.400 points poste et colis qui restent cruciaux, notamment durant les périodes de forte affluence. Ils sont également indispensables dans les zones dépourvues de Bbox et lorsque le destinataire est absent.
La fédération Perstablo exprime de vives inquiétudes à ce sujet. Son président, Yannick Gyssens, souligne que de nombreux commerces traitent quotidiennement plusieurs centaines de colis et dépendent fortement de ces revenus. Il redoute une augmentation des fermetures, d’autant plus que les ventes de journaux, de magazines et de produits de loterie se tournent vers le numérique, tandis que la vente de tabac sera à nouveau autorisée dans les supermarchés à partir de 2027.
Enfin, la ministre des Entreprises publiques, Vanessa Matz, avait déjà soulevé des interrogations concernant le financement des points poste dans sa précédente proposition de nouveau contrat de gestion pour Bpost.
