Belgique

Boucle du Hainaut : entreprises, syndicats et ONG attendent une décision estivale

Les organisations patronales wallonnes AKT et UCM, ainsi que les syndicats CSC et FGTB, lancent un appel au gouvernement wallon à faire avancer le dossier de la Boucle du Hainaut afin qu’une décision finale « puisse arriver avant l’été, sans nouveau report injustifié ». Le projet de Boucle du Hainaut prévoit la construction d’une ligne haute tension de 84,8 km, de 380 kV et d’une capacité de transport de 6 GW entre Avelgem et Courcelles.


Les organisations patronales wallonnes AKT et UCM, les syndicats CSC et FGTB, ainsi que la fédération d’associations environnementales Canopea, demandent au gouvernement wallon d’accélérer le dossier de la Boucle du Hainaut afin qu’une décision finale, à l’issue de la phase administrative du projet, « puisse arriver avant l’été, sans nouveau report injustifié, et ce dans l’intérêt général du Hainaut et de la Wallonie. »

### Une nouvelle étape franchie

Le projet de Boucle du Hainaut, soutenu par Elia, consiste en la construction d’une ligne haute tension de 84,8 km, de 380 kV et d’une capacité de transport de 6 GW reliant Avelgem, en Flandre occidentale, à Courcelles, dans le Hainaut. Présenté comme crucial pour la transition énergétique, l’attractivité économique du Hainaut et la sécurité énergétique, le projet fait face à une forte opposition de la part des riverains et des agriculteurs.

Après le dépôt du rapport final qui évalue toutes les incidences environnementales de la demande de modification du plan de secteur par Elia, le dossier a été jugé suffisamment complet pour lancer la phase officielle de consultation, ont indiqué les organisations patronales, syndicales et environnementales qui se félicitent « de cette nouvelle étape franchie. »

### L’avenir de la Wallonie en danger ?

Dans un communiqué commun, une initiative peu courante, AKT, UCM, CSC, FGTB et Canopea affirment que « ne pas réaliser la Boucle du Hainaut » équivaudrait à « hypothéquer l’avenir économique et climatique de toute une région : pas d’attractivité pour les investisseurs, pas de création d’emplois, pas d’électrification industrielle, pas de décarbonation. » Ils reconnaissent que « les inquiétudes des riverains doivent évidemment être prises en compte ; des mesures d’atténuation existent, comme le montrent les dispositifs de compensation mis en place pour Ventilus en Flandre. Mais bloquer ce projet, c’est bloquer des milliers d’emplois, détourner du Hainaut les investissements industriels dont il a urgemment besoin, et ne pas contribuer à la prospérité et au bien-être de tous les Wallons. »

Les organisations appelent donc le gouvernement wallon « à poursuivre ses efforts dans ce dossier et garantir une décision sur le tracé préférentiel (inscription au plan de secteur) dès la fin de cette phase de consultation » et annoncent un « rendez-vous dans 60 jours, pour le moment de vérité. »