
Batterie domestique pour panneaux : n’oubliez pas de l’enregistrer.
Le marché des batteries domestiques en Belgique connaît une évolution notable, avec des coûts variant entre 6500 et 8000 euros pour des installations classiques. Ces dispositifs permettent de stocker l’énergie solaire pour alimenter divers appareils, comme une voiture électrique ou un système de chauffage. Depuis un an, des modèles plus accessibles, appelés « plug-and-play », sont disponibles à des prix allant de 700 à 1000 euros. Ces versions, plus légères et moins puissantes, peuvent alimenter des appareils tels que des lave-vaisselle ou des machines à laver.
À Bruxelles, le nombre de batteries domestiques enregistrées auprès de Sibelga a atteint 1128, un chiffre qui inclut également les modèles « plug-and-play », bien que leur présence reste encore marginale dans la capitale. En revanche, la Flandre affiche une adoption bien plus marquée de ces technologies. Fluvius, le principal gestionnaire des réseaux d’électricité et de gaz en Flandre, a annoncé l’installation de 33.854 nouvelles batteries domestiques pour l’année 2025, grâce à une prime qui a stimulé le marché avant sa suppression fin 2024.
En Wallonie, la situation est différente. Le maintien d’un mécanisme de compensation pour les propriétaires de panneaux solaires a longtemps rendu l’installation de batteries moins économiquement attractive. Le système du compteur qui « tourne à l’envers » a également joué un rôle. ORES, le gestionnaire de réseau qui couvre environ 75 % des communes wallonnes, a enregistré 6000 batteries domestiques, un chiffre qui pourrait augmenter dans les années à venir.
Pour ce qui est de l’enregistrement des batteries, la société Bebat, active depuis plus de 30 ans dans la collecte et le recyclage des batteries, souligne l’importance de cette démarche. Selon elle, toute batterie, qu’elle soit domestique ou « plug-and-play », doit être enregistrée. Philippe Decrock, porte-parole de Bebat, explique que les producteurs doivent prendre en charge la collecte et le recyclage des batteries mises sur le marché belge. Cependant, certains producteurs négligent cette obligation, ce qui peut entraîner des frais supplémentaires pour les consommateurs en fin de vie de la batterie.
Pour éviter de telles situations, Bebat recommande aux acheteurs de vérifier l’enregistrement du numéro de série de leur batterie sur son site. En cas de batteries composées de plusieurs modules, tous les numéros de série doivent être vérifiés. Les futurs acheteurs sont également encouragés à demander aux vendeurs si la cotisation environnementale a bien été réglée.
Lorsque les batteries arrivent en fin de vie et sont collectées par Bebat, elles sont envoyées dans des usines de recyclage agréées. Frederik Lesseliers, gestionnaire de projets chez Bruxelles Environnement, explique que ces batteries sont d’abord démantelées avant d’être soumises à un processus industriel permettant de séparer et de recycler les différents matériaux qu’elles contiennent, y compris des matières rares et des déchets dangereux, qui doivent être traités conformément aux réglementations en vigueur.
