Belgique

Alertes à la bombe dans 30 écoles de Bruxelles et du Brabant wallon qui ont dû fermer : c’était une vengeance personnelle 

En plein conflit israélo-palestinien, et alors qu’on craignait que celui-ci s’exporte dans les pays européens, c’est l’hypothèse du “terrorisme psychologique” au travers de fausses alertes, qui avait émergé en premier dans les esprits. C’était la mode à l’époque. Les semaines précédentes, d’autres menaces avaient touché plusieurs écoles. On se souviendra notamment que juste après l’attentat de Bruxelles de mi-octobre au cours duquel deux supporters suédois ont été tués, les écoles de ‘t SJIBke et de SJIB à Betekom dans le Brabant flamand, et l’Institut Sainte-Marie à La Louvière avaient été évacuées suite à une alerte à la bombe.

Alertes à la bombe: comment les écoles s’organisent pour rassurer les familles

Dans les heures qui ont suivi ces fausses alertes de fin novembre, un homme a été interpellé au Maroc. En amont, la Police Judiciaire Fédérale de Bruxelles avait travaillé en collaboration avec des partenaires internationaux pour retracer l’origine de ces menaces. La personne arrêtée, de nationalité marocaine, a été interrogée et a avoué les faits. Les premières conclusions de l’enquête montraient que le suspect n’avait pas de motivations terroristes”, avait directement tenu à directement préciser le parquet qui menait l’enquête en contact étroit avec les autorités marocaines. Les enquêtes ultérieures devaient révéler le motif exact du suspect.

Nos confrères de la DH en a pu prendre connaissance. “Effectivement, un homme a été mis en examen en novembre 2023 au Maroc pour des faits d’alerte à la bombe. La motivation était la vengeance envers un ancien associé qui lui devait de l’argent. L’auteur a donc usurpé son identité et a été l’auteur de fausses menaces d’attentat”, nous informe le parquet sur base des informations des autorités marocaines”, nous indique aujourd’hui le paquet de Bruxelles.

Pour ces multiples alertes, le réseau officiel s’est constitué partie civile. La ministre de l’Enseignement, Caroline Désir, en a fait tout autant.