
Actions prévues dans l’enseignement à la rentrée : quelles sont-elles ?
Ce samedi matin, une centaine de professeurs de l’enseignement secondaire et de directeurs d’établissement se sont rassemblés pour une session de travail intense, axée sur la question de la dette et la lutte contre les inégalités dans le système éducatif. Leur engagement à agir demeure fort, malgré un climat de rentrée qui s’annonce relativement calme.
Un participant a exprimé son enthousiasme : « Sans doute qu’il va y avoir de nouveau des actions en septembre à mon avis. Donc je suis chaud boulette pour reprendre le chemin des manifestations si on organise des choses« . Toutefois, la majorité des enseignants présents ne prévoient pas d’initiatives immédiates pour la semaine prochaine, préférant attendre des moments plus propices dans l’année.
Un autre enseignant a souligné l’importance de maintenir une dynamique : « Il y a des moments qui sont plus intenses que d’autres. Et je pense que là, on va peut-être initier un mouvement qui va un peu plus remonter. Mais par contre, ce qui est très important, c’est qu’il n’y a jamais le calme plat« .
Le collectif Mars Attacks, qui a organisé cette rencontre, espérait la participation des syndicats pour planifier les prochaines étapes du mouvement. Cependant, la CSC et la CGSP ont annulé leur présence à la dernière minute, une situation que Sébastien Demarche, porte-parole du collectif, a déplorée : « C’est un peu dommage que la CSC et la CGSP ne soient pas là. Ça aurait été sympa qu’on puisse se voir et discuter un petit peu des actions, de ce qu’on peut faire ensemble« .
Les enseignants présents ont insisté sur le fait que le débat ne devrait pas se réduire aux deux heures supplémentaires de travail imposées. Pour eux, la question centrale reste la qualité de l’enseignement. Une enseignante a résumé ce sentiment en disant : « Comment on peut continuer à être une école au service des étudiants, au service de l’égalité des chances surtout. C’est cette question qui m’habite« .
L’été n’a pas apporté de répit aux enseignants, qui ont pris conscience des conséquences des réformes gouvernementales sur le terrain. Une participante a exprimé son indignation face aux déclarations de la ministre : « Que la ministre dise qu’elle reste ouverte et nous souhaite une rentrée sereine, c’est de la foutaise. Je suis vraiment désolée. Parce qu’on voit maintenant des visages concrets des gens qui ont perdu toutes leurs heures, quelques heures. Et voilà, c’est le bazar pas possible pour les directions« .
Bien que les contours des futures mobilisations demeurent encore incertains, les enseignants affichent une détermination claire à poursuivre leurs actions dès le mois de septembre.
