37ème édition de la Fête de l’Iris : le gouvernement bruxellois fête-t-il ?
La Fête de l’Iris 2026 marque la 37ème année de la Région de Bruxelles-Capitale et se déroule en présence d’un gouvernement de plein exercice. Alain Maron, député bruxellois (Ecolo), déclare qu’il n’y a « pas beaucoup d’ambition ni d’envie, ni de projets pour Bruxelles ».
Ambiance festive et conviviale au Parlement bruxellois pour célébrer la Fête de l’Iris. L’année 2026 marque la 37ème anniversaire de la Région de Bruxelles-Capitale. Contrairement à l’an dernier, cette commémoration a lieu sous un gouvernement pleinement opérationnel. Trois mois après sa prise de fonction, le gouvernement Dilliès (MR) admet rencontrer des difficultés à gouverner ensemble. « Une majorité soutenue par sept familles politiques, nous le savons, ne constitue pas pour autant un bloc politique monolithique », a déclaré Boris Dilliès au Parlement.
Malgré les divergences d’opinion au sein de la majorité, le gouvernement Dilliès s’engage à assurer l’unité et la stabilité. « Il est normal qu’il y ait des discussions et parfois même des frictions », a assuré le ministre-président de la Région bruxelloise. « Trouvez-moi dans notre royaume un seul gouvernement où tout est toujours en parfaite harmonie, même lorsque les familles politiques sont plus homogènes. Vous ne le trouverez pas ».
« Si nous n’avions pas ici ou là des divergences de vues, nous serions dans un pays totalitaire. Fort heureusement, il y a de la pluralité », a souligné Ahmed Laaouej, ministre bruxellois de l’Action sociale et des Solidarités (PS).
« C’est la démocratie », a ajouté Laaouej. « S’il n’y avait pas quelques divergences, nous serions dans un pays totalitaire. Heureusement, nous avons de la pluralité. Il nous appartient maintenant d’avoir la sagesse et la maturité nécessaires pour trouver des solutions. C’est ce que les citoyens attendent de nous ».
L’opposition, quant à elle, cherche toujours la direction que prend le gouvernement bruxellois. « C’est censé être un jour de fête aujourd’hui, mais nous sommes surtout très inquiets pour notre Région », a déclaré Françoise De Smedt, cheffe de groupe PTB au Parlement bruxellois. « Par exemple, ne pas remplacer les départs dans la fonction publique a un impact très concret pour les gens. Nous constatons aujourd’hui que plusieurs communes ne ramassent pas les sacs-poubelle faute de personnel ».
« Je ne sais pas très bien ce qu’ils veulent faire. Il y avait un accord de majorité et nous le respecterons. C’est notre cadre, mais il faut bien admettre qu’il n’y a pas beaucoup d’ambition ni d’envie, ni de projets pour Bruxelles », a confié Alain Maron, député bruxellois (Ecolo).
Signe d’un retour à la normalité, la fête de l’Iris se prolongera demain. Cet événement populaire, concentré sur une seule journée, illustre également que la Région bruxelloise commence à se restreindre financièrement.

