
30 ans du TGV : la ligne qui a changé Bruxelles-Paris
Ce vendredi, représentants belges et français se sont réunis à la gare de Bruxelles-Midi pour célébrer les 30 ans de la liaison TGV entre les deux pays. Aujourd’hui, TGV InOui propose neuf allers-retours quotidiens entre Bruxelles et la France, avec 28 destinations accessibles directement depuis la capitale belge.
Ce vendredi, des représentants belges et français se sont rassemblés à la gare de Bruxelles-Midi pour célébrer les 30 ans de la liaison TGV entre les deux pays. Cet anniversaire rappelle l’impact de l’arrivée du train à grande vitesse sur les voyages entre la Belgique et la France.
Pour comprendre cette évolution, il faut remonter à 1846, lorsque la première liaison ferroviaire entre Bruxelles et Paris a été inaugurée, avec un trajet de près de 10 heures 30. Plus d’un siècle plus tard, au début des années 1990, le temps de voyage était encore compris entre deux heures et demie et trois heures.
L’arrivée du TGV en 1996 marque un tournant. Pour la première fois, les voyageurs peuvent relier les deux capitales en moins de deux heures, une véritable révolution qui ouvre de nouvelles perspectives tant pour les déplacements professionnels que pour le tourisme.
La mise en service de la ligne à grande vitesse s’est faite progressivement. Un premier tronçon a été inauguré en Belgique en juin 1996. Dès 1997, les trains circulent à pleine vitesse entre Bruxelles et Lille.
Une autre étape majeure a eu lieu en 2001, lorsque la liaison ferroviaire entre Bruxelles et l’aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle a remplacé le service aérien qui existait entre les deux villes. « C’est une étape importante puisqu’elle marque aussi un grand moment pour la mobilité durable », souligne Tom Guillaume, porte-parole de la SNCB. « La ligne aérienne qui existait entre Bruxelles et Paris a été complètement remplacée par cette offre TGV. Aujourd’hui, cette liaison représente près de 20 % de l’ensemble des voyageurs. »
Pour de nombreux Belges, cette histoire inclut également le Thalys, lancé en 1996 sur l’axe Bruxelles-Paris, qui est devenu l’une des liaisons ferroviaires internationales les plus fréquentées d’Europe.
Dans les halls de la gare du Midi, plusieurs voyageurs se remémorent encore leurs premiers trajets à bord du TGV. « Je me souviens surtout du fait que ça allait beaucoup plus vite. C’était exactement ce que je recherchais », raconte un habitué des lignes françaises.
Au-delà de la performance, certains évoquent également l’image moderne du train à grande vitesse. « Le TGV était dessiné par des esthètes. Il y avait une vraie recherche esthétique qui n’existait pas dans les trains plus anciens, hérités de la période industrielle », se rappelle un voyageur présent lors des célébrations.
D’autres soulignent le temps gagné au fil des décennies. « Je me souviens des trajets Paris-Metz qui duraient trois heures, voire trois heures trente dans les anciens trains à compartiments. Aujourd’hui, c’est à peine plus d’une heure. Cela a complètement révolutionné notre façon de voyager à travers l’Europe », témoigne un autre passager.
Trente ans après son lancement, la grande vitesse continue de séduire. Aujourd’hui, TGV InOui propose neuf allers-retours quotidiens entre Bruxelles et la France, avec 28 destinations accessibles directement depuis la capitale belge.
Chaque année, près de 1,8 million de voyageurs empruntent ces liaisons, et le trafic a connu une forte progression ces dernières années, notamment depuis la fin de la crise sanitaire.
Les gains de temps sont impressionnants : Bruxelles-Lille s’effectue désormais en seulement 35 minutes, tandis que Bruxelles-Charles-de-Gaulle nécessite seulement une heure 35 de trajet.
Au-delà du confort et de la rapidité, le développement du train à grande vitesse répond aussi aux enjeux environnementaux actuels. En offrant une alternative crédible à l’avion sur les courtes distances, le TGV s’est progressivement imposé comme un acteur majeur de la mobilité durable entre la Belgique et la France.
Trente ans après son inauguration, la ligne à grande vitesse a non seulement rapproché deux pays voisins, mais a également profondément transformé la manière dont les Européens envisagent leurs déplacements.
