Algérie

Tebboune remanie le gouvernement : Oualid part, nouveau ministre de l’agriculture nommé

Quatre ministères algériens viennent de connaître un changement de direction. Le président Abdelmadjid Tebboune, également ministre de la Défense nationale et chef suprême des Forces armées, a officialisé aujourd’hui un remaniement ministériel partiel. Cette réorganisation, qui touche les ministères des Finances, du Travail, de l’Agriculture et de la Communication, a été décidée après consultation avec le Premier ministre, conformément aux exigences constitutionnelles.

D’après le communiqué émis par la Présidence, Mohamed Lamine Lebbou a été nommé ministre des Finances. Ancien Gouverneur de la Banque d’Algérie depuis février dernier, il accède à ce nouveau poste six mois après sa précédente nomination. Le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale sera dirigé par Mohamed Hattab, tandis que Sid Ali Khaldi prendra en charge le ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche. Enfin, Mohamed Bouslimani revient à la tête du ministère de la Communication.

Sid Ali Khaldi, qui a déjà exercé en tant que ministre de la Jeunesse et des Sports entre janvier 2020 et juillet 2021, se voit confier un secteur d’une importance cruciale pour le pays. Ses responsabilités incluent la sécurité alimentaire, le développement des cultures stratégiques dans le Sud et la modernisation de la filière halieutique, le portefeuille englobant désormais également la pêche, ce qui élargit considérablement son champ d’action.

Mohamed Bouslimani, pour sa part, reprend un ministère qu’il connaît bien, ayant déjà occupé ce poste de novembre 2021 à juin 2023, dans un contexte médiatique en pleine évolution. Le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, quant à lui, revient à Mohamed Hattab, qui avait précédemment été ministre de la Jeunesse et des Sports entre avril 2018 et avril 2019. Un décret présidentiel publié le 16 avril l’avait désigné comme Médiateur de la République, en remplacement de Madjid Ammour.

Ce remaniement s’inscrit dans un cadre plus vaste de réajustements gouvernementaux qui ont débuté il y a plusieurs semaines. Mi-avril, le président avait nommé Lounès Bouzegza à la tête du ministère de l’Hydraulique, un secteur sous pression en raison des enjeux climatiques croissants.

Les changements ne se limitent pas seulement au gouvernement. Début mai, plusieurs décrets ont mis fin aux fonctions de conseillers à la Présidence, touchant des domaines liés aux finances, aux banques et aux affaires juridiques, dans le but de resserrer le processus décisionnel autour du chef de l’État.

Les quatre nouveaux ministres prendront leurs fonctions dans les jours à venir. Leur feuille de route s’annonce chargée, avec des enjeux sociaux et économiques pressants qui ne laissent guère de place à une période d’adaptation prolongée.