
« Sales Arabes » : un sexagénaire condamné en France pour menaces d’enfants avec une carabine
Un habitant d’Espaly-Saint-Marcel a été condamné ce lundi 17 août 2026 par le tribunal du Puy-en-Velay pour avoir menacé des enfants avec une arme à plomb tout en proférant des insultes racistes. Michel V., âgé de 65 ans, a été jugé près de quatre mois après les faits, qui ont eu lieu le 19 avril 2026, dans le quartier de l’Arbousset.
Ce jour-là, alors qu’un groupe d’enfants jouait au football, un voisin a fait irruption armé d’une carabine à plomb. Un jeune garçon de 10 ans, Reda, a affirmé avoir ressenti le projectile passer à proximité de lui. Michel V. a tenté de se défendre en affirmant qu’il n’avait pas eu l’intention de blesser, évoquant un tir maladroit ou dissuasif. Cependant, des preuves photographiques montrent le retraité circulant avec l’arme dans la copropriété, corroborant les témoignages de témoins sur son comportement menaçant.
Bien qu’aucune blessure physique n’ait été constatée, l’impact psychologique sur Reda a été significatif. Initialement évaluée à zéro jour, son incapacité totale de travail (ITT) a finalement été portée à trois jours en raison d’un choc émotionnel. La famille a décrit un enfant traumatisé, souffrant de cauchemars et nécessitant un suivi psychologique.
Les premiers témoignages des voisins avaient fait état d’insultes racistes, mais ces éléments n’avaient pas été intégrés dans le dossier initial. Le 21 avril, le parquet a indiqué qu’aucun témoin n’avait rapporté de tels propos lors des premières auditions. Le père de Reda a contesté cette version, affirmant avoir mentionné les injures racistes dès le départ. Ce désaccord a conduit à une seconde enquête, après que le père a amendé sa plainte et que l’association SOS Racisme a saisi le parquet. Une vidéo antérieure a également été diffusée, où Michel V. se déclarait ouvertement raciste.
Lors de son procès, Michel V. a reconnu certains propos, tout en niant toute intention raciste. Il a justifié son acte par des tensions de voisinage, sa défense plaidant pour un état de fragilité. Cependant, le tribunal a rejeté ces arguments, soulignant que rien ne pouvait justifier l’usage d’une arme ou le racisme.
La décision finale du tribunal a été de condamner Michel V. à 15 mois de prison avec un sursis probatoire de deux ans. Bien qu’il évite l’emprisonnement immédiat, il devra respecter des obligations strictes, y compris un suivi médical, un stage de citoyenneté et indemniser les victimes. De plus, il se voit interdire le port d’arme pendant une période de dix ans.
