
Rumeurs de pastèques toxiques en Algérie : analyses du ministère du Commerce
Le ministère du Commerce intérieur et de la Régulation du marché national a publié un communiqué le samedi 11 juillet, affirmant que les analyses sur des échantillons de pastèques rouges ont confirmé l’absence de tout danger pour la santé. Les résultats indiquent que les teneurs en nitrates dans les échantillons sont très faibles et sans danger pour la santé des consommateurs.
Le ministère du Commerce intérieur et de la Régulation du marché national a souhaité mettre un terme aux controverses concernant la consommation de pastèques en Algérie. Dans un communiqué diffusé ce samedi 11 juillet, il précise que les analyses effectuées sur plusieurs échantillons de pastèques rouges prélevés dans tout le pays attestent de l’absence de tout danger pour la santé des consommateurs.
Cette clarification intervient après plusieurs jours de rumeurs largement diffusées sur les réseaux sociaux, selon lesquelles certaines pastèques commercialisées en Algérie contiendraient des fortes concentrations de nitrates, potentiellement nuisibles à la santé.
Face aux inquiétudes suscitées par de nombreuses publications, le ministère a entrepris une opération de contrôle dans le cadre de sa mission de protection de la santé publique et de garantie de la sécurité des produits alimentaires.
Pour ce faire, il a chargé le Centre algérien du contrôle de la qualité et de l’emballage (CACQE), qui dépend du ministère, de réaliser des analyses approfondies sur plusieurs échantillons de pastèques rouges.
Les prélèvements ont été effectués dans différents bassins de production ainsi que dans les marchés de gros de fruits et légumes gérés par la société publique MAGRO, présents dans plusieurs wilayas du pays.
Selon le communiqué, les laboratoires ont conduits ces analyses pendant une semaine, en appliquant des méthodes de référence en conformité avec les normes scientifiques et réglementaires en vigueur.
Les résultats des analyses microbiologiques sont formels. Le ministère indique que les laboratoires n’ont détecté aucune bactérie pathogène ou dangereuse dans les échantillons analysés. Cette totale absence de contamination confirme, selon les autorités, la sécurité microbiologique des pastèques contrôlées.
Ces analyses visaient à répondre aux préoccupations formulées par certains internautes, qui craignaient des risques d’intoxication liés à la consommation de ce fruit très prisé durant la saison estivale. Un autre sujet de controverse concernait la présence supposée de fortes concentrations de nitrates dans les pastèques.
Là encore, le ministère affirme que les résultats scientifiques sont rassurants. Les analyses montrent que les niveaux de nitrates observés dans tous les échantillons sont très faibles, se situent dans des limites naturelles et ne présentent aucun risque pour la santé.
Les autorités précisent que les niveaux relevés sont largement inférieurs aux seuils qui pourraient constituer un risque sanitaire ou entraîner des effets nocifs chez les consommateurs. Par conséquent, le ministère soutient que les accusations relayées sur les réseaux sociaux concernant une prétendue présence excessive de nitrates dans les pastèques sont dénuées de tout fondement scientifique.
Au-delà des enjeux sanitaires, cette affaire revêt également une dimension économique importante. En pleine saison de récolte, la diffusion de ces informations non vérifiées risquait de réduire la consommation de pastèques, entraînant une diminution des ventes, une chute des prix sur les marchés de gros, et des pertes importantes pour les producteurs algériens.
Le ministère souligne ainsi que la propagation de fausses informations peut nuire non seulement à la confiance des consommateurs, mais également aux intérêts des agriculteurs, des opérateurs économiques et, plus largement, à l’économie nationale.
À l’issue de cette campagne d’analyses, le ministère invite les citoyens à s’informer exclusivement auprès de sources officielles et à éviter de relayer des rumeurs ou des informations non vérifiées sur les plateformes numériques.
Il rappelle également que ses services poursuivent régulièrement les opérations de contrôle, d’inspection et d’analyses sur les produits alimentaires commercialisés à travers l’ensemble du territoire national, afin de garantir leur conformité et assurer la protection des consommateurs.
Le communiqué se termine par un avertissement à l’attention des auteurs de ces publications. Le ministère du Commerce affirme se réserver le droit d’engager les procédures judiciaires nécessaires contre toute personne ou tout média diffusant des informations fausses ou trompeuses susceptibles de porter atteinte au produit national, de nuire aux intérêts des agriculteurs ou d’impacter négativement l’économie du pays.
Par cette communication officielle, les autorités cherchent ainsi à rassurer les consommateurs tout en assurant que les pastèques commercialisées en Algérie, sur la base des analyses réalisées, répondent aux exigences de sécurité sanitaire en vigueur.
