Réactions à une vidéo d’hôpital à Oran : la direction clarifie et annonce des poursuites.
Un incident récent à l’hôpital Mohamed Seghir NEKKACHE d’Oran a suscité une polémique sur les réseaux sociaux. Un citoyen, venu pour obtenir un certificat médical en pneumologie, a filmé des couloirs apparemment vides de l’établissement et a partagé cette vidéo en affirmant que l’hôpital manquait de médecins. En réponse à cette situation, la direction de l’hôpital a publié un communiqué pour clarifier les faits.
Dans ce document, l’administration souligne que l’individu a été reçu conformément aux procédures en vigueur. Elle précise que « le tournage des vidéos, ainsi que l’accueil et l’orientation des visiteurs, se font conformément à la réglementation en vigueur ». L’hôpital indique également que la délivrance du certificat médical demandé n’est pas de son ressort, mais plutôt celle des structures de santé de proximité qui gèrent les consultations externes. La direction ajoute que « ce certificat relève du domaine des spécialités externes et de la compétence de la santé de proximité » et rappelle qu’un seul médecin spécialiste est affecté à ce service, celui-ci étant en congé au moment des faits.
L’établissement insiste sur le fait que le manque de délivrance du certificat ne signifie pas qu’il n’y a pas de médecins présents. Il est important de noter que chaque service de l’hôpital a des missions spécifiques. La direction souhaite replacer la vidéo dans son contexte et corriger ce qu’elle considère comme des informations erronées.
Elle appelle également à la prudence avant de partager des informations, en soulignant que « la page ayant relayé cette vidéo aurait dû vérifier et corriger l’information avant de la publier, d’autant que le droit de réponse est garanti ».
La direction de l’hôpital a qualifié l’acte de diffusion de la vidéo d’irresponsable, estimant qu’il nuit à la réputation de l’établissement et à la vie privée de ses employés. Elle a déclaré : « un comportement irresponsable qui expose son auteur à des poursuites judiciaires ». En conséquence, l’hôpital a décidé d’intenter des poursuites contre l’auteur de la vidéo ainsi que contre toute personne ayant contribué à sa diffusion, affirmant que « nous devons recourir aux poursuites pénales pour rétablir l’honneur de l’établissement et de son personnel, victimes de cette diffamation, afin de préserver la réputation du corps médical ».
