Algérie

Les États-Unis prévoient de bannir des ressortissants de 39 pays.

Un élu de Caroline du Sud a soumis un projet de loi visant à exclure définitivement du territoire américain les migrants originaires de 39 pays à population majoritairement noire et métisse. Ce projet de loi, baptisé « Loi sur le moratoire sur l’immigration du tiers monde » (Third World Immigration Moratorium Act), prévoit également de bloquer l’accès au territoire américain à toute personne voyageant avec des documents officiels délivrés par l’Autorité palestinienne.


Alors que les discussions sur le contrôle des frontières s’intensifient aux États-Unis, une proposition a franchi un nouveau cap en Caroline du Sud. Une élue de l’État demande l’exclusion définitive du territoire américain pour les migrants originaires de nombreux pays à population majoritairement noire et métisse.

La républicaine Nancy Mace vise à codifier l’interdiction d’entrée aux États-Unis des ressortissants de pays qualifiés de « tiers-monde ». Mercredi, elle a officiellement soumis un projet de loi ciblant 39 nations africaines, caribéennes et moyen-orientales.

Intitulé « Loi sur le moratoire sur l’immigration du tiers monde » (Third World Immigration Moratorium Act), le projet de loi de Nancy Mace va plus loin en prévoyant de bloquer l’accès au territoire américain à toute personne voyageant avec des documents officiels délivrés par l’Autorité palestinienne.

Dans un communiqué, Nancy Mace a dénoncé le laxisme de la capitale fédérale : « Pendant trop longtemps, Washington a fermé les yeux tandis que des individus mal intentionnés exploitaient toutes les failles de notre système et que les familles américaines en payaient le prix. C’est fini. » Elle a justifié son projet de loi par une formule directe : « Si vous importez le tiers-monde, vous deviendrez le tiers-monde. »

La proposition de loi cible une liste précise de 39 nations, principalement en Afrique, au Moyen-Orient, en Asie et dans les Caraïbes :

Afrique : Angola, Bénin, Burkina Faso, Burundi, Tchad, Côte d’Ivoire, Guinée équatoriale, Érythrée, Gabon, Gambie, Libye, Malawi, Mali, Mauritanie, Niger, Nigéria, République du Congo, Sénégal, Sierra Leone, Somalie, Soudan du Sud, Soudan, Tanzanie, Togo, Zambie et Zimbabwe.

Moyen-Orient et Asie : Afghanistan, Birmanie, Iran, Laos, Syrie, Turkménistan, Yémen.

Amériques et Caraïbes : Antigua-et-Barbuda, Cuba, la Dominique, Haïti, Venezuela.

Océanie : Les Tonga.

L’élue a précisé que cette sélection de pays reflète les décrets migratoires de l’administration Trump, qui imposaient des interdictions de voyager partielles ou totales pour restreindre l’accès au territoire de certains ressortissants étrangers au nom de la sécurité nationale.

Le texte prévoit néanmoins plusieurs exceptions. Les résidents permanents légaux et les binationaux (dont l’une des nationalités n’est pas concernée par la loi) seraient exemptés de cette interdiction. De plus, le projet laisse une certaine latitude au secrétaire à la Sécurité intérieure, qui aura le droit d’accorder des dérogations au cas par cas, à condition que l’entrée de l’individu représente un « intérêt critique » pour les États-Unis.