Algérie

Industrie auto : cette catégorie de pièces sera désormais fabriquée localement

Le ministère de l’Industrie a engagé une nouvelle étape pour localiser en Algérie la fabrication de composants plastiques destinés à l’automobile. Cette orientation s’inscrit dans une stratégie plus large de montée en intégration locale, avec des effets attendus sur la sous-traitance, l’emploi et la réduction de la dépendance aux importations.

Une réunion centrée sur les pièces plastiques

Selon le communiqué cité, le ministre de l’Industrie, Farid Kourtel, a réuni à Alger des représentants d’entreprises algériennes agréées dans la construction automobile. L’échange a porté sur les moyens de produire localement les composants plastiques utilisés par les usines d’assemblage.

La démarche vise à construire une industrie automobile plus intégrée, en augmentant la part des pièces fabriquées sur le territoire national. Le ministère présente cette orientation comme conforme à la feuille de route de l’État, qui cherche à renforcer le produit national et à élargir le réseau de sous-traitants.

Le rôle confié à General Plastic Injection

Le ministre a demandé d’accélérer la coordination avec General Plastic Injection, ou GPI, une société implantée à Tissemsilt et rattachée au holding ACS. D’après la source, cette entreprise doit fabriquer des composants plastiques adaptés à chaque usine, à condition que les constructeurs fournissent les moules nécessaires.

Les opérateurs économiques présents auraient accueilli favorablement cette orientation et se seraient engagés à mettre à disposition les moules requis. L’objectif affiché est de lancer rapidement la production locale de ces éléments pour alimenter les chaînes d’assemblage.

Le ministère affirme aussi qu’il assurera un suivi étroit du dossier et l’accompagnement nécessaire à sa mise en œuvre. En revanche, la source ne précise ni calendrier détaillé, ni volumes de production, ni liste complète des usines concernées.

Un projet industriel plus large à l’horizon 2035

En parallèle, une étude de la Chambre nationale des commissaires aux comptes propose la création d’un cluster dédié aux composants automobiles. Ce projet est chiffré à 300 milliards de dinars d’investissement d’ici 2035 et vise un taux d’intégration de 52 %.

L’étude avance aussi un objectif de 28 000 emplois directs. Elle recommande une organisation en quatre pôles industriels pour éviter la dispersion des activités. L’Est serait orienté vers l’électronique et la mécanique de précision, tandis que l’Ouest capitaliserait sur la plasturgie et l’assemblage.

Sur le plan financier, les composants métalliques concentreraient 112 milliards de dinars d’investissement, et l’électricité ainsi que l’électronique 61 milliards. Le plan comprend également la formation de 6 500 techniciens et l’accompagnement de 120 entreprises vers la norme IATF 16949, un standard cité dans la source comme un levier de compétitivité.

La perspective défendue est celle d’un tissu d’équipementiers locaux capables de servir le marché national et, à terme, de se positionner à l’export. La source présente toutefois ces objectifs comme des ambitions de planification, sans indiquer à ce stade quels financements seront effectivement mobilisés ni à quel rythme les résultats pourraient se matérialiser.

Ce qu’il faut retenir

  • Le ministère de l’Industrie veut localiser en Algérie la fabrication de composants plastiques pour l’automobile, avec GPI comme acteur pressenti.
  • Une étude sectorielle évoque un cluster de 300 milliards de dinars d’ici 2035, avec un objectif de 52 % d’intégration et 28 000 emplois directs.
  • Le plan prévoit aussi quatre pôles industriels, 6 500 techniciens à former et 120 entreprises à accompagner vers la norme IATF 16949.

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Cette synthèse a été produite automatiquement à partir de la source citée.