Algérie

Incendiaires démasqués en Kabylie et à Sétif : leur crime filmé

Le procureur de la République, en charge du pôle judiciaire national dédié à la lutte contre le terrorisme, a révélé ce lundi l’ouverture de trois enquêtes portant sur des individus suspectés d’être impliqués dans des incendies survenus dans des zones boisées. Ces affaires font suite à une série de feux de forêt ayant récemment ravagé plusieurs wilayas du pays.

Le premier suspect, identifié comme Ben Moumen Mehdi, a été appréhendé en flagrant délit par des citoyens. Il est accusé d’avoir incendié un maquis dense et sec, près de la route des puits, à proximité de la résidence universitaire des filles de Tizi Ouzou. Les enquêteurs ont également mis la main sur une vidéo compromettante, capturant l’acte d’incendie au moment des faits.

Dans une seconde affaire, les autorités ont interpellé Mouzni Marzouk, suspecté d’avoir intentionnellement mis le feu à une forêt au lieu-dit Aït Issa Ouziane, dans la commune de Maâtkas, toujours dans la wilaya de Tizi Ouzou. Une vidéo prouve également son implication, et il est reproché au suspect d’avoir agressé des agents de la Protection civile en leur lançant des pierres lors de leur intervention. De plus, il aurait exprimé son soutien à l’organisation terroriste connue sous le nom de MAK.

La troisième affaire implique deux hommes, Chetibi Imad et Berbache Slimane, qui sont accusés d’avoir incendié des broussailles et des arbres dans la forêt de Montanou, située dans la commune de Tizi N’Bechar, wilaya de Sétif. Des analyses scientifiques ont confirmé leur présence sur les lieux au moment de l’incendie.

L’enquête préliminaire, conduite par la brigade de recherche et d’intervention de la sûreté de wilaya de Tizi Ouzou, a permis d’identifier et d’arrêter quatre suspects au total. Les investigations ont établi leur participation à des actes d’incendie volontaire touchant des propriétés forestières. Le 7 septembre 2026, ces individus ont été présentés au procureur de la République et font désormais l’objet de poursuites judiciaires pour des actes de sabotage mettant en péril la vie et les biens d’autrui, ainsi que pour incendie volontaire de biens forestiers appartenant à l’État, en vertu de l’article 87 bis du Code pénal et de l’article 138 de la loi sur les forêts.

Le juge d’instruction a procédé à l’interrogatoire des suspects avant de décider de leur placement en détention provisoire, comme l’indique le communiqué du procureur.