Algérie

Huit universités algériennes obtiennent un financement majeur de l’Union européenne

L’enseignement supérieur et la formation professionnelle en Algérie connaissent des avancées significatives : huit universités algériennes ont obtenu un financement européen important dans le cadre du programme CBHE 2026.

Ces établissements renforcent leur visibilité à l’international avec la sélection de trois projets de recherche et d’enseignement soutenus par le programme de renforcement des capacités dans l’enseignement supérieur (CBHE 2026) de l’Union européenne.

Le premier projet, intitulé INESS, est coordonné au niveau national par l’Université de Sidi Bel Abbès, en collaboration avec l’École Normale Supérieure d’Oran, l’Université Larbi Ben M’hidi et l’Université Sétif 2. Le deuxième projet, T-REHEAL, implique les universités de Laghouat et de Kasdi Merbah (Ouargla). Enfin, le troisième programme, SAHARA-Nexus, regroupe l’Université Larbi Tebessi de Tébessa et celle d’El Oued.

Ce succès témoigne de l’intégration croissante des établissements nationaux dans les réseaux de recherche européens et soutient la modernisation du secteur selon les normes internationales.

Rentrée de la formation professionnelle 2026 : un tournant pour l’emploi

Parallèlement, la ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnel, Nassima Arhab, a dirigé la conférence nationale préparatoire de la rentrée 2026, en présence des cadres centraux et des directeurs de wilaya.

Cette session a permis de définir la feuille de route d’une rentrée stratégique qui proposera plus de 400 000 places pédagogiques et introduira 23 nouvelles spécialités, notamment dans le domaine de la qualité environnementale, de l’industrie 4.0 et de l’agriculture. Dans le but d’aligner la formation sur les grands projets structurants du pays, la ministre a annoncé l’actualisation de 640 spécialités pour répondre à plus de 165 000 demandes de qualifications spécifiques, soutenues par un Référentiel national des formations et compétences révisé.

Pédagogie par compétences, anglais et métiers du futur : l’avenir de la formation

Pour répondre efficacement aux évolutions économiques et technologiques, la feuille de route ministérielle met l’accent sur la généralisation de l’approche par compétences, accompagnée d’un renforcement de la formation continue des équipes pédagogiques.

Cette dynamique inclut également le développement de la langue anglaise dans les cursus afin de faciliter l’accès aux connaissances scientifiques récentes, ainsi que la modernisation des centres d’excellence grâce à des équipements de pointe et à des partenariats économiques renforcés.

De plus, le secteur développe la formation à distance axée sur les métiers du futur — tels que l’intelligence artificielle, la programmation et la cybersécurité — tout en veillant à orienter de manière ciblée les bénéficiaires de l’allocation chômage vers des parcours qualifiants adaptés aux besoins réels du marché du travail.