Coup de filet majeur : saisie de 1000 milliards de centimes contre un réseau criminel
L’Algérie vient de marquer un tournant décisif dans sa lutte contre le narcotrafic, avec une opération d’envergure qui restera dans les mémoires. Depuis janvier 2026, les forces de sécurité ont mené une enquête approfondie, aboutissant à la démolition d’un réseau international de trafic de drogue.
Cette intervention a permis de neutraliser une organisation aux ramifications étendues et de saisir une quantité impressionnante de drogues et de substances psychotropes, dont la valeur marchande est estimée à près de 1 000 milliards de centimes.
L’enquête, orchestrée par le Service Central de Lutte contre le Trafic Illicite de Stupéfiants et des Substances Psychotropes (SCLTISSP), a mis en lumière une structure criminelle complexe. Les investigations ont révélé que des barons de la drogue basés au Maroc dirigeaient les opérations logistiques vers l’ouest de l’Algérie, tandis que des complices à Dubaï s’occupaient du blanchiment d’argent. D’autres acteurs, opérant depuis la France, complétaient ce réseau sophistiqué.
Pour faire face à cette menace, les autorités ont déclenché une phase opérationnelle impliquant le Groupement d’Intervention Spéciale de la Police (GOSP). Des raids simultanés ont été menés dans plusieurs wilayas, notamment à Oran, Tizi Ouzou, Alger, Blida et Tipaza. Cette offensive a permis de saisir un matériel logistique et des produits illicites en quantité considérable, comprenant 10 400 000 capsules de Prégabaline, 33,4 kg de cocaïne, 19 véhicules, dont un camion-citerne, ainsi que plus de 1,5 milliard de centimes en espèces.
« Le Service Central de Lutte contre le Trafic Illicite de Stupéfiants et des Substances Psychotropes a réussi, dans le bilan opérationnel le plus important du genre, à démanteler la structure criminelle d’un réseau international organisé », a déclaré un communiqué officiel.
Sur le plan judiciaire, le parquet près le Pôle pénal national de lutte contre le terrorisme et le crime organisé transnational du tribunal de Sidi M’hamed a pris le relais. Parmi les 50 membres identifiés de l’organisation, 25 ont été interpellés, dont une femme et un ressortissant mauritanien de 32 ans, nommé Saidna Free. Les autres suspects, de nationalités algérienne, marocaine et néerlandaise, sont actuellement en fuite mais font l’objet d’une identification active.
Les prévenus arrêtés ont été présentés le 20 août 2026 devant le procureur de la République et placés en détention provisoire par le juge d’instruction, marquant ainsi une première étape significative dans la lutte contre ce trafic majeur, qui acheminait des drogues depuis les frontières sud du pays.
