Algérie

Autisme chez l’enfant : les prévisions de l’Algérie avant la rentrée scolaire

À l’approche de la rentrée scolaire, le ministère de la Santé met en place un dispositif renforcé pour le trouble du spectre de l’autisme (TSA). L’objectif est de détecter rapidement les enfants concernés afin de leur fournir un parcours de soins adapté, accompagné d’un soutien scolaire et social. Pour ce faire, les directions de la santé des wilayas ont reçu l’instruction de réactiver toutes leurs unités de dépistage et de suivi.

Dans toutes les wilayas, l’administration centrale incite les établissements de santé à renforcer leurs **points de consultation spécialisés**. Un recensement des praticiens disponibles est en cours, afin de mieux cerner les compétences dont le secteur public peut disposer localement. Les **pédopsychiatres** des structures publiques sont particulièrement sollicités, leur rôle étant crucial pour surmonter les délais de consultation qui freinent le dépistage précoce. Le ministère vise à établir un réseau de collaboration plus étroit, y compris entre les wilayas voisines.

Cette initiative s’inscrit dans un contexte où le secteur de la santé s’efforce d’augmenter ses effectifs. Un vaste plan de recrutement, prévoyant plus de 24 000 postes à pourvoir en 2026, a été lancé pour remédier aux carences en personnel dans les établissements publics.

Le 2 septembre 2026, une visioconférence nationale sera organisée depuis le siège du ministère, rassemblant les coordinateurs de la santé scolaire et les agents des unités de dépistage à travers le pays. Cette session vise à harmoniser les **protocoles de détection** pour garantir une réponse uniforme face à des signaux comportementaux similaires, qu’ils soient observés à Alger, Ouargla ou Tlemcen. De plus, elle a pour but de sensibiliser les équipes de terrain, souvent les premières à identifier les enfants en difficulté.

L’école et la famille joueront un rôle central dans le repérage des troubles autistiques. Un enseignant alerté par des comportements atypiques, un parent inquiet ou une association engagée pourront orienter l’enfant vers l’unité de dépistage la plus proche. Une première évaluation y sera effectuée, et si les signes sont confirmés, l’élève sera dirigé vers une consultation de **pédopsychiatrie**, soit dans sa wilaya, soit dans une wilaya limitrophe si les ressources locales sont insuffisantes.

Il est essentiel que les familles soient informées dès les premiers jours de classe, coïncidant avec l’organisation des **dispositions pédagogiques et logistiques de la rentrée scolaire**.

Le diagnostic définitif sera posé par un médecin spécialiste, qui élaborera un plan d’accompagnement personnalisé pour chaque enfant, sans imposer un modèle unique. Deux ministères, celui de l’Éducation nationale et celui de la Solidarité nationale, seront impliqués à cette étape cruciale : le premier adaptera les conditions de scolarisation, tandis que le second activera les aides et les structures d’accueil spécialisées. Ainsi, la **prise en charge de l’autisme** deviendra un enjeu partagé, intégrant des dimensions médicales et éducatives.

La question des ressources humaines demeure cruciale, et le recensement actuellement en cours devrait permettre de mieux évaluer les besoins avant le début des premières consultations en septembre.