
Coupe du monde 2026 : Three Lions héroïques, Balogun crée le scandale.
La Coupe du monde 2026 entame son 26e jour de compétition ce lundi, tandis que les 8es de finale se poursuivent avec des matchs tels que Brésil-Norvège à 22 heures au MetLife Stadium de New York et Mexique-Angleterre à 2 heures à Mexico. Le match entre le Mexique et l’Angleterre a été marqué par deux pénalties transformés, l’un par Harry Kane à la 60e minute et l’autre par Raul Jimenez à la 69e minute.
La Coupe du monde 2026 entre dans son 26e jour de compétition ce lundi, et les histoires nocturnes continuent de se multiplier. C’est pourquoi *20 Minutes* vous propose, tout au long du tournoi, un récapitulatif des événements marquants survenus pendant votre sommeil. Les 8es de finale sont en pleine effervescence et nous avons été particulièrement gâtés dimanche, au regard des affiches.
En effet, l’enchaînement des matchs Brésil-Norvège (à 22 heures au MetLife Stadium de New York) et Mexique-Angleterre (à 2 heures à Mexico) a immédiatement constitué le Top 1 des nuits excitantes de ce Mondial, et la promesse a été tenue, tout comme la polémique foot (et politique) de l’été.
### Le match de la nuit
Le célèbre *Wonderwall* d’Oasis, hymne des joueurs et supporters des Three Lions après chaque victoire durant ce Mondial 2026, a résonné dans l’estadio Azteca. Cela a été le résultat d’un immense combat pour atteindre cette qualification en quarts de finale. Après un début intense mais infructueux (Jordan Pickford a réalisé une parade spectaculaire sur une tête plongeante de Raul Jimenez à la 15e !), le Mexique a encaissé ses deux premiers buts du tournoi en exactement 68 secondes !
Jude Bellingham a été le héros, marquant un doublé éclair, d’abord sur une passe décisive de Bukayo Saka (36e), puis en exploitant une récupération rapide dès le coup d’envoi d’Elliot Anderson avec le trio Gordon-Kane-Bellingham (38e). Cependant, ce 0-2 n’a pas épuisé les ressources du Mexique, qui est revenu au score grâce à une volée puissante de Julian Quiñones (1-2, 42e).
Un tacle dangereux de Jarell Quansah sur Jesus Gallardo (52e) a entraîné une expulsion logique du défenseur anglais (merci au VAR). Réduits à dix pendant plus de 45 minutes, les joueurs de Thomas Tuchel ont réussi à résister face à un public enflammé, notamment après un penalty contesté transformé par Raul Jimenez (2-3, 69e), alors qu’Harry Kane avait marqué peu auparavant son 6e but du tournoi, également sur penalty (1-3, 60e).
Après treize minutes d’arrêt de jeu effrénées, l’Angleterre a relevé un défi immense, non sans une ultime frayeur lorsque John Stones, sous pression, a failli marquer un but contre son camp, le ballon passant à quelques centimètres du poteau droit de Jordan Pickford (90e + 11). Lorsque l’on fera le bilan des meilleurs moments de cette Coupe du monde 2026 dans deux semaines, ce Mexique-Angleterre sera sans doute en haut de la liste.
### Le but de la nuit
La puissance de la volée de Julian Quiñones, pour son 4e but de la compétition, mérite d’être mentionnée, mais c’est la frappe croisée et précise d’Erling Haaland, immense lors du break contre le Brésil (0-2, 90e), qui l’emporte. Déjà buteur d’un coup de tête imparable pour l’ouverture du score (79e), il est désormais co-meilleur buteur du Mondial avec 7 réalisations, au même titre que Lionel Messi et Kylian Mbappé. Haaland a envoyé une frappe soudaine qui a mystifié Alisson, synonyme de première qualification historique de la Norvège pour les quarts de finale d’une Coupe du monde (1-2 au final).
### La séquence forte de la nuit
La réaction brésilienne a permis à Neymar d’assombrir un peu moins sa « dernière danse » avec la Seleção. Toujours en convalescence suite à une blessure au mollet, l’attaquant de 34 ans n’est entré en jeu qu’à la 67e minute dimanche soir (à 0-0). Juste après une faute sur Martin Odegaard, au terme d’une possession norvégienne maîtrisée, Neymar a eu l’occasion de frapper un penalty crucial (90e + 9).
Celle-ci a été marquée par une séquence saisissante, où le gardien norvégien Orjan Nyland (35 ans) lui a prédit à plusieurs reprises qu’il allait arrêter sa tentative. C’est audacieux de faire cela à Neymar, même s’il est loin de la forme de ses meilleures saisons, puisqu’il excelle dans l’art du penalty avec sa course signature. Neymar a marqué son 80e but en sélection, avant de se tourner vers Nyland pour le provoquer à son tour.
Il a ensuite fondu en larmes sur la pelouse du MetLife Stadium, où il avait effectué sa première sélection seize ans plus tôt. « J’ai essayé, j’ai essayé. Maintenant, c’est fini. Ça a commencé ici, ça s’achève ici », a déclaré Neymar, confirmant sa retraite internationale.
### La parade de la nuit
Si Orjan Nyland a échoué face à Neymar sur penalty, il a brillé par ses arrêts contre le Brésil. Il a eu deux moments forts : le penalty de Bruno Guimarães repoussé à la 14e minute, et une situation incroyable à 0-1 (85e) où, tentant de dégager face à Endrick à 20 mètres, Kristoffer Ajer a involontairement lobé le ballon. Nyland a déployé son bras pour dévier le ballon sur son poteau. C’est clairement l’un des arrêts les plus impressionnants de la Coupe du monde, confirmant que le goleador CSC reste une menace dans chaque match.
### La polémique de la nuit
Harry Kane a longtemps déploré le penalty accordé par le VAR aux Mexicains, suite à une faute présumée de sa part alors qu’il dégageait un ballon à 1-3. Bien que cela soit compréhensible, c’est peu comparé à LA polémique de la Coupe du monde, qui grandit depuis dimanche soir. Il s’agit de la première fois dans l’histoire du football, depuis l’introduction des cartons jaunes et rouges lors du Mondial 1970, qu’un joueur est expulsé – ici, Folarin Balogun, principal atout des États-Unis contre la Bosnie-Herzégovine (2-0) – tout en étant autorisé à jouer le match suivant.
Ce scénario, que Laurent Blanc avait probablement imaginé en 1998, est bien arrivé cet été aux États-Unis, puisque l’attaquant de l’AS Monaco pourra jouer en 8es de finale contre la Belgique, grâce à une décision favorable de la FIFA.
Le message de Donald Trump sur son compte Truth Social, remerciant la FIFA d’avoir réparé une grande injustice, sonne comme une menace pour son « ami » Gianni Infantino. Cela officialise les révélations de plusieurs médias anglais et américains concernant des appels répétés de Trump à Infantino, avec une mobilisation de plusieurs hauts responsables de son administration pour protéger Balogun, malgré une faute sévère qu’il a commise.
Les réactions indignées ont afflué, allant d’un communiqué de la Fédération belge à la punchline mordante du sélectionneur Rudi Garcia : « Je ne savais pas qu’au sein des bureaux de la FIFA, le 5 juillet correspondait au 1er avril en Europe ». Le football belge bénéficie d’un soutien généralisé ; le sélectionneur norvégien Stale Solbakken a qualifié cette décision de « grosse erreur de la FIFA, une mauvaise décision qui nuira à la Coupe du monde et aux États-Unis ».
Wayne Rooney, consultant pour la BBC, a également parlé d’une « honte absolue ». Même sur CBS Sport, Mike Lahoud, consultant et ancien milieu professionnel, a jugé le rouge « injustifié depuis le départ », en s’interrogeant sur d’autres décisions que la FIFA pourrait prendre à l’avenir. Cet épisode Balogun symbolise donc l’ouverture inquiétante de la boîte de Pandore avec la proximité entre Infantino et Trump.
### Le programme du jour
Les 8es de finale se poursuivent, messieurs dames, avec une affiche majeure : Portugal-Espagne. Deux prétendants légitimes à la victoire finale s’affrontent en prime time en France (21 heures à Arlington-Dallas), ce qui ravit le public.
Ensuite, le match Etats-Unis – Belgique (2 heures à Seattle) peut sembler moins palpitant, mais le controversé carton rouge retiré à Folarin Balogun apporte une dimension supplémentaire à cette rencontre opposant le pays hôte encore en lice aux Diables Rouges de Rudi Garcia, qui ont récemment miraculeusement remporté leur match contre le Sénégal (3-2) au tour précédent.
