Belgique

Vincent Langendries : la FIFA ne sauve pas le football avec le « Balogun Gate ».

La FIFA est perçue comme une association qui ne respecte pas les amateurs de football, et la connivence entre son dirigeant et le président américain a provoqué un sentiment de ridicule. Le secrétaire d’État Marc Rubio a déclaré après le match contre la Bosnie : « Ils (nos joueurs) se sont fait entuber avec ce carton rouge. », tout en affirmant qu’il ne serait pas possible d’introduire un appel.

Du dégoût pour ces instances

La FIFA ne se soucie guère des passionnés de football qu’elle est censée réglementer. Cela a déjà été démontré. Organisme à but non lucratif, disons-le en riant. Organisation qui œuvre pour le bien dans le monde, à pleurer de rire. Instance apolitique, c’est à pleurer de rire également. La FIFA est souvent qualifiée de mafia ; je n’irai pas jusque-là. Cependant, la FIFA ne rime plus avec grand-chose. Les liens incestueux, pour ne pas dire plus, entre le dirigeant de cet organisme international, qui a perdu toute crédibilité aux yeux des véritables amoureux du football, et le président des États-Unis, ont atteint un niveau de ridicule, voire de honte, insupportable.

Le coup de fil présidentiel

Je vous épargne les détails, mais si le New York Times est bien informé, ce qui est généralement le cas, on peut imaginer la scène suivante. L’exclusion de Balogun est parfaitement logique, car l’intégrité physique de l’adversaire a été clairement, même si accidentellement, mise en péril. Malgré ce que peuvent en dire les médias américains, ainsi que Thierry Henry et Zlatan sur la chaîne FOX, la politique intervient ensuite. Marc Rubio, puissant secrétaire d’État, qui connaît le football autant que moi le baseball, déclare après le match contre la Bosnie :  » Ils (nos joueurs) se sont fait entuber avec ce carton rouge. Il faudrait pouvoir aller en appel mais on me dit que c’est trop tard non ? « . Eh bien non, Monsieur le secrétaire d’État, cela n’est tout simplement pas possible.

Allô Donald ? Allô Gianni ?

D’après plusieurs sources, puisque les intérêts de la nation et du M.A.G.A. sont en jeu, Donald Trump, dans son bureau ovale, va régler ce problème lié au ballon rond.  » Hey Gianni, tu vas nous arranger ça non ? Il y a moyen de trouver un arrangement. Entre amis.  » Ne vous trompez pas, la fédération américaine n’a pas introduit d’appel. La commission disciplinaire s’est miraculeusement saisie de l’affaire d’initiative.

Nous n’avons évidemment pas la preuve irréfutable de cela, à part plusieurs sources proches ayant divulgué l’information. Mais il est évident que la politique est bien intervenue pour que l’équipe américaine récupère, par un tour de passe-passe (appelé article 27), son attaquant vedette pour affronter les Diables. Que dire à vos enfants quand on aborde le thème de l’équité et de la probité ? Oui, mon petit chéri, dans la vie, si tu connais la bonne personne, il est toujours possible de contourner l’incontournable. Une belle leçon de vie, messieurs. L’entraîneur américain n’hésite pas à ajouter :  » J’ai confiance dans l’éthique et l’intégrité de la FIFA« , a affirmé Pochettino lors d’une conférence de presse à Seattle. Quoi de plus incroyable ?

Les Diables et le reste du monde

En conclusion : le monde du sport, à l’exception des États-Unis, et plus particulièrement du football, soutiendra aujourd’hui les Diables. Cela pour s’assurer que le jeu sournois et répugnant ne soit pas récompensé. Les intérêts de la nation américaine, désireuse de voir son football dominer le monde, vont se heurter à des Diables… espérons-le… galvanisés par ces manigances inacceptables. Seattle nous appartient. Seattle sera le lieu de la vérité sur le terrain, de la véritable compétition. Seattle sera le terrain du  » Make Belgium Great Again  » !