France

Séisme au Venezuela : l’ONU parle de 50.000 disparus, recherches intensifiées

Plus de 50.000 personnes sont portées disparues et plus de 500 sont décédées ; fouiller les décombres représente donc une tâche colossale, a prévenu Tom Fletcher lors d’un entretien avec l’AFP à Genève. Actuellement, 35 équipes sont déployées sur le terrain, représentant plus de 1.600 secouristes urbains qualifiés et plus de 100 chiens de sauvetage, a précisé Tom Fletcher.


Plus de 50 000 personnes sont portées disparues, un chiffre qui illustre l’ampleur du drame. Suite au double séisme qui a frappé le Venezuela, Tom Fletcher, responsable de l’aide humanitaire pour l’ONU, met en garde contre une catastrophe d’une ampleur exceptionnelle.

Le bilan, déjà très lourd, risque encore d’augmenter. « Il s’agit d’une opération de secours extrêmement complexe. Plus de 50 000 personnes sont portées disparues et plus de 500 sont décédées ; fouiller les décombres représente donc une tâche colossale », a déclaré Tom Fletcher lors d’un entretien avec l’AFP à Genève.

Sur le terrain, les destructions sont considérables. Les autorités vénézuéliennes évoquent au moins 589 morts, mais les estimations des journalistes de l’AFP laissent présager un bilan bien plus élevé. Dans les zones ravagées, les équipes de secours travaillent sans relâche pour retrouver des survivants. Cependant, le temps est contre eux et les chances de succès diminuent avec le passage des heures.

Les conditions d’intervention sont particulièrement difficiles. La menace de répliques rend les opérations encore plus compliquées. « Bien entendu, il y a aussi la menace de répliques ; les équipes de secours interviennent donc dans des conditions d’une complexité incroyable », a ajouté Tom Fletcher. Entre bâtiments instables et infrastructures détruites, chaque opération représente un risque supplémentaire pour les secouristes.

L’ampleur du désastre rappelle d’autres catastrophes majeures. À titre de comparaison, des séismes de magnitude similaire ont causé plus de 200 000 décès en Haïti en 2010, 73 000 dans le Cachemire en 2005, ou encore près de 53 500 morts à la frontière entre la Turquie et la Syrie en 2023. Ces précédents alimentent les inquiétudes concernant le bilan final au Venezuela.

La réponse internationale s’organise progressivement. Des équipes de secours provenant d’au moins 17 pays sont en cours de déploiement pour intensifier les recherches. « Nous avons actuellement 35 équipes […] déployées sur le terrain. Cela représente plus de 1 600 secouristes urbains qualifiés et plus de 100 chiens de sauvetage », a précisé Tom Fletcher. Les opérations s’appuient également sur des technologies pour accélérer les recherches. « Nous utilisons aussi des drones pour accéder à des bâtiments inaccessibles aux humains, afin de localiser des survivants ; c’est donc une opération de grande envergure qui est en cours », a-t-il ajouté. Une course contre la montre est engagée pour retrouver le maximum de survivants.

Face à l’ampleur des disparitions, les espoirs restent fragiles. « 50 000 personnes sont portées disparues. Notre mission est d’en retrouver le plus grand nombre possible et de maintenir le bilan des décès aussi bas que possible, mais il va manifestement s’alourdir considérablement », a concédé Tom Fletcher. Les heures à venir seront déterminantes.