Affaire Lyhanna : La cause du décès n’a pas été déterminée.
L’autopsie du corps de Lyhanna n’a pas permis de déterminer « avec certitude » la cause du décès de la fillette de 11 ans. Jérôme Barella est désormais poursuivi pour meurtre et viol sur mineur, et des examens complémentaires en anatomopathologie ainsi qu’une analyse toxicologique sont en cours.
L’autopsie de Lyhanna, fillette de 11 ans retrouvée morte, n’a pas permis de déterminer « avec certitude » la cause de son décès, a indiqué le parquet d’Agen dans un communiqué mercredi. Jérôme Barella est désormais mis en examen pour meurtre et viol sur mineur.
« À l’issue des examens réalisés, la cause du décès ne peut pas être déterminée avec certitude », ont déclaré les trois médecins légistes qui ont effectué l’autopsie, selon le procureur d’Agen, Olivier Naboulet, dans un communiqué diffusé mercredi soir.
**Lésions d’entrave**
Les examens, réalisés après que le corps de Lyhanna a été transporté par hélicoptère à l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale à Pontoise (Val-d’Oise), n’ont révélé ni lésions « traumatique cervicale visible » ni « traumatique interne permettant d’expliquer le décès », a précisé M. Naboulet.
En revanche, le rapport légiste mentionne des marques aux membres supérieurs et inférieurs « hautement évocatrices de lésions d’entrave » – bien que le corps n’ait pas été ligoté lors de sa découverte – ainsi que « des contusions aux commissures et à la face interne de la bouche ». « Les constatations du rapport d’autopsie, combinées avec les analyses biologiques précédentes, amènent à conclure à la commission d’un viol sur la victime », a ajouté le procureur d’Agen.
**De nouveaux examens en cours**
Après réception du rapport lundi, Olivier Naboulet a élargi mercredi les poursuites contre Jérôme Barella aux chefs de « meurtre sur mineure de quinze ans, précédé ou accompagné d’un viol » et « viol sur mineure de quinze ans par violence, contrainte, menace ou surprise », des accusations auxquelles la réclusion criminelle à perpétuité est applicable, précise le communiqué.
« Des examens complémentaires en anatomopathologie sont nécessaires, de même qu’une analyse toxicologique », a souligné le procureur, en indiquant que ces examens étaient en cours mais que « les processus scientifiques mis en œuvre sont nécessairement longs ».
Les magistrats du parquet, notamment ceux d’Auch où l’affaire était traitée, ont fait face à de vives critiques depuis que des erreurs dans la procédure ont semblé émerger. « Les investigations doivent continuer dans de bonnes conditions », ont déclaré les parents de Lyhanna après avoir pris connaissance du rapport d’autopsie, selon un communiqué de leur avocat. Ils demandent que toute récupération politique cesse et appellent « au respect de l’image » de leur fille, regrettant son utilisation « par l’intelligence artificielle », a précisé Me François Roujou de Boubée.
