La ministre Anneleen Van Bossuyt parle de discussions « positives » avec les talibans.
Après une réunion organisée mardi à Bruxelles par la Commission européenne avec des représentants du régime taliban, les « éléments nécessaires » sont désormais réunis pour présenter un dossier au Conseil des ministres afin d' »entreprendre les prochaines étapes en vue du retour effectif » des Afghans sans titre de séjour, selon la ministre de l’Asile et de la migration Anneleen Van Bossuyt. Actuellement, 157 Afghans sont incarcérés en Belgique, dont 72 n’ont aucun droit de séjour.
Après la réunion « administrative et technique » qui a eu lieu mardi à Bruxelles, organisée par la Commission européenne avec des représentants du régime taliban au sujet du renvoi d’Afghans, la ministre de l’Asile et de la Migration, Anneleen Van Bossuyt (N-VA), a annoncé que les « éléments nécessaires » étaient désormais réunis pour soumettre un dossier au Conseil des ministres en vue d' »entreprendre les prochaines étapes en vue du retour effectif » des Afghans sans titre de séjour.
La Commission européenne, la Belgique et quatorze autres États membres de l’Union européenne ont participé à cette concertation technique. Mme Van Bossuyt a ajouté que la Belgique avait également engagé des discussions bilatérales avec « les autorités afghanes de facto » pour clarifier certains points techniques. Elle a précisé : « Il ne s’agit ni d’un soutien ni d’une reconnaissance du régime taliban. Il s’agit d’un contact technico-administratif visant à faciliter l’identification et l’obtention des documents de voyage des Afghans en situation irrégulière sur notre territoire. Sans papiers, le retour est impossible et, pour cela, l’administration afghane est indispensable. »
La ministre a souligné que la priorité est donnée aux personnes condamnées pour des infractions et qui résident illégalement en Belgique. Actuellement, 157 Afghans sont incarcérés en Belgique, dont 72 n’ont aucun droit de séjour. Par ailleurs, un autre groupe, libéré ces dernières années, a disparu dans la clandestinité.
Elle a affirmé : « Nous ne pouvons pas tolérer que des Afghans ayant commis diverses infractions graves ici circulent librement dans les rues belges après leur peine de prison. Les droits humains sont essentiels. Mais les victimes ont aussi des droits. Nos citoyens méritent la sécurité. Pour moi, c’est clair : toute personne en situation irrégulière et ayant commis un crime doit retourner dans son pays d’origine dès que possible, même s’il s’agit de l’Afghanistan. » Selon la ministre, les discussions se sont déroulées « de manière positive et constructive ».
Elle a conclu : « Tous les éléments nécessaires sont désormais réunis pour constituer un dossier à soumettre au Conseil des ministres, qui pourra ainsi entreprendre les prochaines étapes en vue d’un retour effectif. »
