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Donald Trump reçoit son nouvel Air Force One du Qatar, des interrogations surgissent.

Le nouvel Air Force One, un Boeing 747, doit passer une série de tests avant son entrée en service. Cet appareil, évalué à plusieurs centaines de millions de dollars et offert par le Qatar, est doté de systèmes de défense avancés.


C’est un avion présidentiel qui ressemble à une « Maison Blanche volante ».

Sur le tarmac de la base aérienne Andrews, proche de Washington, Donald Trump a accueilli l’arrivée d’un appareil qu’il considère comme un symbole du renouveau de la flotte présidentielle. Ce Boeing 747, au design repensé, doit maintenant passer une série de tests avant d’entrer en service.

Le président a décrit ce nouvel appareil comme une véritable « Maison Blanche volante« , affirmant qu’il offrait un niveau de luxe sans précédent.

L’appareil arbore une livrée blanche, accentuée par une large bande rouge et un dessous bleu foncé, rompant ainsi avec les couleurs historiques de l’avion présidentiel.

Lors de cette présentation, Donald Trump a aussi évoqué le retrait de l’un des deux Air Force One historiques. Ce dernier, utilisé pendant plus de trente ans, a effectué 223 voyages internationaux dans 96 pays et a parcouru près de six millions de miles. Le président a justifié le changement de design en affirmant qu’il était « temps de changer » les couleurs traditionnelles de l’avion présidentiel.

Selon l’US Air Force, le Boeing 747 va maintenant entamer une série de vols de mise en service. Ces tests visent à vérifier toutes les capacités nécessaires au transport sécurisé du président américain avant son intégration progressive à la flotte au cours de l’été. L’appareil doit répondre aux exigences de sécurité très strictes imposées aux avions présidentiels.

L’arrivée de cet avion, d’une valeur de plusieurs centaines de millions de dollars et offert par le Qatar, soulève néanmoins des questions. Des experts et des responsables politiques s’interrogent sur les implications éthiques et constitutionnelles d’un tel cadeau d’une puissance étrangère à un président américain. D’autres soulignent les enjeux de sécurité liés à l’utilisation d’un appareil qui appartenait initialement à un gouvernement étranger.

Comme les autres avions destinés à servir d’Air Force One, le Boeing sera équipé de technologies de défense avancées, permettant de brouiller les radars ennemis, de contrer certains missiles guidés par radar grâce à des leurres métalliques, ou encore de neutraliser les menaces guidées par infrarouge.

L’US Air Force a souligné que cet avion de transition visera à soulager les actuels VC-25A, en service depuis plusieurs décennies, en attendant l’arrivée des futurs VC-25B commandés auprès de Boeing. Ce programme de remplacement a cependant connu des retards et des surcoûts. Donald Trump, qui plaide depuis son premier mandat pour un nouvel avion présidentiel, avait lui-même estimé qu’il serait « stupide » de refuser le cadeau qatari, officiellement accepté par le Pentagone l’année dernière.